taejoon ¤ i'm a troublemaker, never been a faker

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MessageSujet: taejoon ¤ i'm a troublemaker, never been a faker Jeu 25 Aoû - 10:55


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Hwang Madelina

featuring. jung jessica

SURNOM(S): mady, adel.
ÂGE: vingt deux ans.
DATE: cinq décembre.
LIEU: séoul.
STATUT: célibataire.
NATIONALITÉ: italiano-coréenne.
SEXUALITÉ: hétérosexuelle.
FINANCES: riche.
EMPLOI/ETUDES: étudiante en théâtre.
GROUPE: bruised hearts..

caractère&physique

Ecrire un court texte d'une dizaine de lignes - vous pouvez cependant faire plus sachant que la scrollbar fait son travail toute seule - sur le caractère de votre personnage ainsi que quelques lignes pratique sur son physique.

this is my story, babe.

You’re just one of them - a lil’ kiddo
« « Comme ce doit être bien d’être à leur place. »
« « Yeobo… Tu vas encore rentrer tard, ce soir ? »»
« Madyyyy ! Viens jouer avec nous. »



Si la vie de famille des Hwang était un trompe-l’œil, l’illusion serait parfaite. Papa travaille à la tête d’une entreprise prospère, Papa gagnait beaucoup d’argent à ramener au foyer, Papa se dévoue entièrement à sa femme et à son garçonnet. Et ceux-ci le lui rendent bien. Il n’y a qu’à les observer, tous les trois, à ces réceptions où ils sont conviés au même titre que tout le reste des hautes sphères de la société. Lui, avance à son aise dans tout ce beau monde, s’entretient économie internationale avec ses compères entrepreneurs et glisse quelques plaisanteries élégantes dans ses propos pour amuser et charmer la galerie. A ses côtés se tient son épouse, dotée d’un maintien parfait et de manières délicieuses. Elle est discrète, parle peu ; mais dans ses gestes attentionnés, comme celui qu’elle esquisse délicatement en réajustant la cravate de son mari, on devine tout l’amour et tout le soutien qu’elle doit lui apporter. Puis c’était une mère de famille respectable. Preuve en était, l’enfant qui accompagnait ce couple si harmonieux. Madelina – un nom délicat qui rappelle le soleil italien sous lequel ses parents ont, dit-on, noué leur belle idylle. Des boucles bien ordonnées encadrant sagement son visage, des joues mignonnement rondes et une robe coupée impeccablement, un tel bambin prolonge parfaitement le sentiment que ses parents déjà ont fait naître chez leurs interlocuteurs : l’admiration. La jouvencelle n’a que six ans, mais parle et agit avec plus de maturité qu’un lycéen le ferait. La rumeur court que son intelligence dépasse largement la moyenne ; la rumeur dit juste, comme le confirme l’admission directe et prématurée de la petite Hwang en troisième année d’école primaire. Et comme un esprit sain ne va jamais sans un corps sain, il paraît aussi que la fillette se meut avec une grâce peu commune ; ses professeurs du conservatoire n’ont de cesse de le clamer haut et fort. Qu’une telle famille doit être heureuse !

Du moins, le pense-on. Mais de la même manière qu’en s’approchant d’un trompe-l’œil, on s’aperçoit qu’il ne s’agit que d’une façade, on peut noter bien des ombres au tableau en se penchant avec plus d’attention sur le cas Hwang. A commencer par le nombre singulièrement élevé d’heures supplémentaires que Papa dédie son « travail ». Chose tout à fait louable, me direz-vous. Et j’agréerais volontiers si ce temps n’était pas passé dans la suite royale d’un hôtel cinq étoiles, en compagnie d’une jeune et jolie secrétaire et d’une bouteille de champagne ouverte. Car, oui, Hwang Hyun Shik-sshi n’est en vérité pas le plus fidèle des maris. Mais il justifie le bien-fondé de sa conduite, en rappelant – seconde ombre au tableau, les sordides conditions dans lesquelles il a contracté son mariage : sans amour, sous la pression parentale et largement motivé les perspectives vaguement monétaires que la riche héritière lui offrait. D’ailleurs, lorsque les papiers ont été signés, tout cela n’échappait à aucun des deux partis. Aussi ne trahit-il pas réellement sa femme, puisqu’elle est pleinement consciente des fragiles bases sur lesquelles s’étaie leur union. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Ou pas. Car, le bât blesse quand on examine avec un peu d’attention les sentiments de l’épouse trompée. Car oui, contre tout ce qui eût été une décision raisonnable, sensible et passionnée comme elle l’a toujours été, elle est tombée amoureuse de cet homme. Cet homme avec qui elle passera le reste de ses jours, cet homme que toutes les autres lui envient, cet homme qu’elle a juré d’aimer dans la tristesse comme dans la joie, dans la misère comme dans la richesse, dans la maladie comme dans la santé. Et ce jusqu’à ce que la mort les sépare. Car tout volage qu’il est, il reste son mari. Mais elle est trop faible pour le garder à ses côtés. Alors toute cette affection qu’elle lui porte, il lui faut la rapporter sur un autre exutoire. Sur le fruit de la seule fois où son époux l’a regardée, l’a touchée et l’avait - du moins se plaisait-elle à le croire, aimée. Sur leur enfant, Madelina. Mais dans ce report d’amour, demeure un espoir : celui d’un jour ramener à elle, autour de ce lien charnel, celui avec lequel elle l’a tissé. A cette petite fille à l’intelligence peu commune, elle dédia toutes ses journées. Elle prend en charge son éducation, lui lisant des livres chaque soir, en le faisant étudier, en le poussant au maximum de ses capacités. Un peu trop même, si l’on en croie la femme de ménage qui travaillait pour la famille, et qui tous les jours prenait pitié pour ce pauvre gosse, consigné dans sa chambre à apprendre toutes les décimales et « corrigé » si elle se trompe sur la deux-cent-cinquante-sixième, menée « à la baguette ». Mais peu importe cela, comme peu importe le reste. Parce qu’en société, elle brille encore cette famille parfaite.

On ne prend conscience qu’un trompe-l’œil n’est qu’une image, qu’une fois les premières craquelures de la peinture l’ont révélé. Papa et Maman Hwang arpentent encore les soirées huppées ; mais peu à peu, ils s’y rendent chacun de leur côté. Des commérages s’élèvent et murmurent qu’entre les deux époux, il y aurait de l’eau dans le gaz. Des compliments d’antan, il demeure cependant quelque chose : on vante encore et toujours leur chère Madelina si mûre et si responsable. Ce qu’on ignore, c’est que lorsque la maisonnée est enfin ensommeillée, il ne faut pas plus de quelques minutes à la donzelle pour mettre de côté ses livres et faire le mur pour rejoindre ses amis. Car, derrière des apparences réservées et calmes, la demoiselle est aussi fantasque que les autres enfants de son âge. Elle est d’ailleurs celle qui invente la plupart de leurs jeux ; et quand elle se promène au parc, tous les marmots des environs s’empressent de la rejoindre, prévoyant une après-midi pleine en aventures. Puis le temps passe ; et les soirées arrosées viennent remplacer les après-midi au parc. Parce Madelina a beau n’être qu’une enfant, elle finit par avoir vingt-deux ans.

I’ll take you there where you’ll never have to worry about grown-up things again
« JE VEUX PAS Y ALLEEEEER ! Pas chez le DENTIIIISTE ! C’est tout blanc, et il a des pinces, et des… »
« En même temps, on est pas obligé d’éteindre la lumière… Le noir, c’est pas si rassurant que ça. »
« Dites… c’est une araignée, ça ? … GALADRIEEEEL ! »

De la demoiselle qui essuie sans broncher les colères de Maman Hwang, on attendrait un courage qui sort de l’ordinaire. Or, il n’en est rien. La demoiselle derrière elle un nombre incalculable de phobies. La plus vive semble être celle qu’elle nourrit à l’égard des arracheurs de dents. Madelina ne saurait dire si c’est leur cabinet aseptisé ou la perspective de rester plus d’une heure la bouche ouverte qui la tétanise le plus ; dans tous les cas, la demoiselle n’est pas tendre à leur endroit. Demandez donc au Docteur Song auquel le colmatage d’une seule carie a coûté plusieurs points de suture.

Si Madelina ne fait pas secret de certaines de ses peurs, il y a des angoisses qu’elle préfère ne pas dévoiler. Le regard que les autres posent sur elle ne la rassure pas vraiment. Son reflet dans le miroir ne lui plaît pas tant que cela et se dit qu’elle aimerait davantage ressembler à l’une de ces filles-là, élégantes et sophistiquées, plutôt que de garder ce visage rond et enfantin. Incertaine et facilement complexée, elle craint surtout ses propres limites ; elle ne sait jusqu’où vont ses capacités et redoute de les épuiser, de les avoir épuisées.

Avec une estime de soi aussi basse, c’est à se demander ce que Madelina veut faire sur scène. Mais là réside justement l’une des clés de son caractère : minée par les peurs et les doutes, la demoiselle se refuse cependant à la fuite. Lorsque quelque chose la déstabilise, elle ne se détourne pas, mais met tout en oeuvre pour l’affronter de face. C’est la seule manière que la jeune fille pour se prouver à elle-même ce q’elle vaut – aussi pousse-t-elle autant que faire ce peut ses limites. Prête à travailler des heures pour se perfectionner, elle mise tout et risque gros. Il ne faut cependant pas voir là une preuve de courage. En se tuant à la tâche, Madelina en finit par en oublier les justes proportions. Grande enfant, elle se persuade souvent qu’il suffit de croire pour pouvoir. Et ce qui devait être franche confrontation vire parfois au bord de l’illusion. Par exemple, depuis des années déjà les insultes que Papa et Maman Hwang se lancent à la figure l’inquiètent, et pourtant la demoiselle se répète que tout va bien et intime à Sun Yeon, la fille de la femme de ménage, de se taire quand elle revient à la maison, clamant qu’elle a vu Papa Hwang en ville, une femme plus jeune à son bras.

Sweet little lies and bitter truths
« Il roulait trop vite, vous n’auriez pas eu le temps d’éviter la collision. »
« Ah. Vous dansez ? Je ne suis pas certain que vous pourrez retrouver votre niveau d’avant l’accident. On suggèrerait bien la chirurgie, mais les risques sont grands. En cas d’échec, vous pourriez ne plus jamais marcher. »
« Madelina-ah ! Je comprends pas pourquoi tu as arrêté la danse ? C’est ton rêve, non ? De devenir la première ballerine de l’opéra de Paris ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi tu me dis rien ? »

Parfois, la vie tient un seul fil. Un coup suffit à le rompre. C’est vraiment stupide et dérisoire. Elle est seulement partie en course ; au moment de traverser la rue, elle a même regardé à gauche, puis à droite. La prudence s’est révélée inutile. Par chance, les secours sont arrivés promptement. A toute vitesse, on l’a transportée à l’hôpital, on s’est occupée de son genou.

Le lendemain, dans sa chambre, les visites se sont succédées. Papa et Maman Hwang ont même pris leur congé et mis de côté leurs différends. contre un air plein de sollicitude. Galadriel qui connaît sa répugnance pour les blouses blanches depuis le jour où elle a failli avalé l’index de son dentiste de père passe lui aussi. A tous, Madelina sourit et parle joyeusement de tout ce qu’elle fera à la sortie de l’hôpital. Et consciencieusement, elle cache tout ce que les médecins lui ont dit.

Lorsqu’elle ressort, elle marche à nouveau. On n’y verrait que du feu. Mais quand elle se réessaie à la danse… Un pas, deux pas… Puis une chute.

Like the first time
Les membres du jury échangent des regards gênés et perplexes à la fois ; ils ne savent que dire, que faire, et leurs yeux se posent finalement sur la demoiselle qu’ils ont face à eux. Elle est assise là, au sol et ne bouge plus. Poupée tombée, poupée désarticulée. Tout a pourtant si bien commencé. Quand elle a passé le seuil de la porte, cela semblait déjà parfait. Port altier, maintien ferme. Chignon tressé impeccable et tutu bien ajusté pour compléter le tableau. La musique commence, et ils sont subjugués. L’hiver de Vivaldi. Un pas, puis deux. Entrechats et arabesques. Plié, puis piqué. La chorégraphie est maîtrisée, trahissant des années passées à s’entraîner au conservatoire, à se soumettre aux plus hautes exigences. Les mouvements s’enchaînent, notes et sauts se succèdent sans que l’un des professeurs ne doutent de la décision qu’il va rendre. Puis… soudain, la petite ballerine se fige ; son corps reste quelque minute en suspens et s’effondre finalement. Depuis, plus un geste, plus un signe. Elle reste là, le regard perdu.

« Aghassi… » Première tentative, premier échec.
« Peut-être faudrait-il s’en tenir là.... » La pitié enveloppe chacun de ces mots.

« Non ! non ! n’allez chercher personne :
Quand vous reviendriez, je ne serais plus là…
Il me manquait un peu d’harmonie… en voilà. »


Sur leurs visages, l’étonnement remplace la compassion. Ils ne voient pas exactement où cette demoiselle veut en venir ; pourtant, ils ne l’interrompent pas. Ces mots… ces mots, ils les ont déjà entendus, lus quelque part. Ils les reconnaissent vaguement, et pourtant, cette jeune fille paraît les prononcer pour la première fois, laissant parler son cœur sans se donner le temps de la réflexion. Elle n’emprunte rien, vit seulement.

« Non ! car c’est dans le conte
Que lorsqu’on dit : Je t’aime ! au prince plein de honte,
Il sent sa laideur fondre à ces mots de soleil…
Mais tu t’apercevrais que je reste pareil. »


Au fur et à mesure qu’elle poursuit, les jurés comprennent et se détendent. Ils s’aperçoivent enfin d’où viennent ces phrases. Ils restent cependant interloqués. Ce rôle, c’est habituellement un homme qui le tient. Un homme d’âge mur, enlaidi pour l’occasion, pourvu d’un nez ridiculement long. Jamais on n’a imaginé le personnage sous les traits d’une danseuse brisée, dans la fine fleur des années, les cheveux sagement coiffés. Mais le ton est juste, convaincant.

« Mais oui, c’est là, je vous le dis,
Que l’on va m’envoyer faire mon paradis.
Plus d’une âme que j’aime y doit être exilée,
Et je retrouverai Socrate et Galilée ! »


La brio des débuts, et la brusque chute… Tout cela s’avère donc joué, feint. Ce n’était qu’avant-goût et préparations pour atteindre ce point culminant, ces sommets d’émotions. Dans la pièce originale, ce mi-monologue final signe la mort d’un rêveur, les dernières minutes d’une existence pleine d’éclat et d’audace. Ce n’est qu’après avoir brûlé de mille feux que l’on peut s’éteindre ainsi – dans une pareille ardeur. Les répliques s’enchaînent, et la demoiselle s’anime encore et encore. Elle a quitté le sol où elle était clouée, esquisse de grands mouvements désespérés.

« … Mais je m’en vais, pardon, je ne peux faire attendre
Vous voyez, le rayon de lune vient me prendre ! »


L’issue de la scène ne constitue pour eux pas le moindre mystère ; et pourtant, alors qu’elle s’achemine vers son terme, ils retiennent leur souffle, leurs gorges se nouent.

« Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès !

Non ! non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile !
— Qu’est-ce que c’est que tous ceux-là ! – Vous êtes mille ?
Ah ! je vous reconnais, tous mes vieux ennemis !
Le Mensonge ?
Il frappe de son épée le vide.
Tiens, tiens ! -Ha ! ha ! les Compromis,
Les Préjugés, les Lâchetés !…
Que je pactise ?
Jamais, jamais ! -Ah ! te voilà, toi, la Sottise !
— Je sais bien qu’à la fin vous me mettrez à bas ;
N’importe : je me bats ! je me bats ! je me bats !
Oui, vous m’arrachez tout, le laurier et la rose !
Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose
Que j’emporte, et ce soir, quand j’entrerai chez Dieu,
Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
J’emporte malgré vous,
et c’est… »


L’attention ne faiblit pas, et pourtant, tous connaissent la réponse.

« Mon panache. »

Le dernier mot résonne encore dans la salle, tandis qu’un silence s’installe. Pas une respiration, pas un geste. Puis… les premiers applaudissements. Madelina quitte alors son rôle se relève du sol où la mort de son personnage l’a entraînée une seconde fois. La douleur qui se lisait sur son visage s’efface instantanément, et avec un large sourire, elle salue les examinateurs, le public.

« Annyong-haseyo. Mon nom est Hwang Madelina. Et il s’agissait de la dernière scène d’une pièce d’Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac. Je ne sais pas si j’ai assez de talent pour le moment, mais je travaillerai dur pour m’améliorer et atteindre mon rêve. C’est pourquoi j’aimerai intégrer le cursus en arts de la scène que propose votre université, avec pour spécialité le théâtre. Merci pour votre attention. »

Une dernière révérence et un sourire. Jusqu’au bout, elle maintient la façade – elle prétend être ravie, elle prétend que ce n’était qu’un jeu, elle prétend avoir voulu sa chute. Elle ment, mais le fait si bien.




PSEUDO: Abby.
ÂGE: texte.
LIEU: 19 ans.
DÉCOUVERTE DU FORUM: Tsst.
AVEZ VOUS LU LE RÈGLEMENT: quand je rentrerais, nee.
NOMBRE DE LIGNES PAR RP: Au moins une page word.
PETIT DERNIER MOT: texte.

exemple de rp

Elle s’appelle Kathleen. Grande, blonde – belle. Quand un sourire vient parer son joli minois, ses yeux couleur océan scintillent presque de candeur et de bonté. Louis m’a d’ailleurs confié que c’est précisément ce détail qui, à leur première rencontre, l’a charmé. Les femmes à la plastique parfaite courent les pages de magazine, mais leurs visages restent de papier glacé ; il ne s’agit jamais que de froides beautés vite remplacées, puis aussitôt oubliées. Au contraire, la demoiselle se révèle être bien davantage ; les apparences ne sont que les moindres de ses atouts. Toute sa personne respire la gentillesse et la douceur. Elle n’avait pas encore cinq ans que le désir de fonder une famille l’animait déjà ; elle clamait sans ambages vouloir autant d’enfants qu’elle avait alors de poupées. Huit. Puis Kathleen a grandi, puis Kathleen a décroché un bel emploi, enchaînant promotions sur promotions. Mais ses succès n’ont pas chassé ses rêves d’enfant ; et quand un homme d’affaire parisien et son garçonnet d’un an sont entrés dans sa vie, la jeune femme n’a pas hésité à sacrifier sa carrière. Sur le papier, le petit n’est peut-être que son beau-fils, mais, dans les faits, elle l’aime sans retenue, ni réserve – elle l’aime comme le sien.

« Donc Pierre m’a demandé s’il pouvait passer ses vacances avec sa belle-famille. Cet été devait être pour toi ; je te l’avais promis. Mais il insiste vraiment pour y aller. Alors je me demandais si… Cela te blessera sans doute. Après tout… mais il y tient vraiment. Là-bas, il y aura d’autres enfants de son âge ; il s’amusera sûrement…
« … sûrement plus qu’avec la femme qui l’a mis au monde… »
« Shin Hye… tu sais bien que ce n’est pas ce que je voulais dire… »
« Je sais, Louis. Laisse ; ce n’est pas grave. Il y aura sûrement d’autres occasions… Embrasse-le pour moi. »

Kathleen. Sainte Kathleen. Les neuf mois de grossesse étaient peut-être mon affaire. Mais c’est elle qui a assisté aux premiers pas, aux premiers mots. C’est elle qui était là pour lui lire une histoire tous les soirs, avant de s’endormir. C’est elle qui a organisé ses fêtes d’anniversaire dont il garde de si bons souvenirs. Alors… vraiment, je comprends. Certes, dans ce genre de circonstances, les débuts s’avèrent souvent difficiles. Rares sont celles qui apprécient d’emblée leurs « remplaçantes ». On médit, on alterne regards froids et phrases cassantes, on se permet même quelques coups bas. Puis vient le jour où elle vous convie à prendre une tasse de thé ; quelques anecdotes, quelques plaisanteries sur l’homme qui a autrefois partagé votre vie et qui partage désormais la sienne. Déjà, l’ambiance se réchauffe. Voilà qu’arrivent sur la table des cookies qu’elle a elle-même préparés. Dès lors, il ne reste plus qu’à rendre les armes. Car cette femme est tout bonnement parfaite.

« C’est vraiment quelqu’un de bien. Il suffit qu’il entre dans la pièce pour faire battre mon cœur. Je crois que je suis réellement et irrémédiablement amoureuse. Quelqu’un de bien… vraiment. Dernière année à l’université, déjà un emploi en vue. La semaine dernière, il m’a même demandé de m’installer avec lui. Han, si vous saviez à quel point je suis heureuse… et vous verrez, avec une guitare entre les mains, Hyun Woo-sshi est tout simplement… »
« Nee, nee. T’emballe quand même pas trop. Il n’a quand même que vingt-deux ans. Trois ans d’écart… ça ne te fait pas un peu peur ? »
« Pfeuh. Quand on s’aime, ce genre de choses ne compte pas. N’est-ce pas, Shin Hye sunbae ? Vous, qu’est-ce que vous en pensez ? »
« Moi ? Hum… Au bout du cinquième verre, j’essaie de ne plus trop penser. Tehe… »

Parce qu’il le fallait, je me suis donc comportée en adulte. Mes moues dédaigneuses se sont muées en sourires courtois, mes piques larvées en politesses de circonstances. Et lors de ma dernière visite, je me suis sagement inclinée, la priant de bien vouloir veiller sur le petit… sur son fils à elle aussi. J’ai renoncé ; il paraît que c’est là ce que les grandes personnes savent le mieux faire. Cependant, faire preuve de maturité sur un point ne signifie pas pour autant agir de manière responsable le reste du temps. La discorde a beau avoir été évitée ; la douleur, elle, ne s’est pas encore dissipée. Aussi, lorsque deux de mes collègues m’ont conviée à sortir ce soir-là, je n’ai pas pu décliner l’invitation. Les pauvres étaient inquiètes de me trouver assise dans la pénombre de mon bureau, en tête-à-tête avec l’ours en peluche que je comptais offrir au bambin ; je me devais bien de les rassurer. Et voilà la raison pour laquelle je me trouve présentement accoudée au bar d’un club branché où la jeunesse dorée de Séoul a coutume d’affluer. En toute honnêteté, je ne m’y sens guère à ma place ; une décennie me sépare de la moyenne d’âge de la clientèle habituelle. Même celles que j’accompagne sont mes cadettes de cinq ans au moins. Je préfèrerai largement pleurer tous mes déboires sur l’épaule d’une personne de mon âge. Et que l’on ne s’y trompe point : parmi mes amies, nombreuses sont celles qui répondent à ces critères. Seulement, toutes sont trop occupées à pouponner, à changer les langes de leur dernier né ou à coudre un déguisement pour leur aîné qui a décroché dans la pièce de l’école. A jouer les Kathleen en somme. Cette simple pensée me fait commander un nouveau verre – le huitième, je crois.

« Il est bientôt l’heure. Je vous assure que c’est un groupe génial. Hyun Woo-sshi m’a même promis que l’on pourrait passer les voir dans les coulisses après le concert. »
« C’est eux qui montent sur scène là ? »
« Han oui ! Vite, vite ! »

Tant que le treizième verre n’est pas atteint, ma tenue de l’alcool s’avère impeccable – ma vue demeure claire, mes pensées cohérentes. Cependant, à ce stade, je ne réagis plus aussi rapidement que je le ferai sobre. Alors qu’une indicible fièvre se répand dans la salle et que tous entreprennent de se rapprocher de la scène, je me contente de me redresser sur mon siège, gardant le dos tourné. Si Mi Rae et Yun Ah m’ont tirée jusqu’ici, c’est sous prétexte de voir jouer le groupe dans lequel joue le petit-ami de l’une d’entre elle. Toute la soirée, j’ai fait mine de me montrer intéressée ; mais très franchement, je me trouvais surtout à la recherche d’une boisson où noyer mes problèmes. Ce n’est donc qu’avec lenteur et peu d’intérêt que je mets en mouvement ; les premières mesures de la chanson raisonnent déjà quand je fais finalement face à la scène. Néanmoins… une seconde suffit. Et je me souviens. Et je le reconnais.

* * *
« Tsst. Dépêche-toi, je veux te montrer quelque chose. »
« Hye Jun-ah. On ne dirait sans doute pas comme ça, mais je suis majeure. Et ce, depuis un certain temps. Alors si l’on te trouve, toi, en train d’entrer par effraction dans le gymnase de ton lycée, tu ne risques sans doute que quelques heures de colle. Mais dans mon cas, ça va davantage chercher dans les années de prison. »
« Yah, fais pas la rabat-joie. Je t’ai dit que je dansais, non ? Je veux juste… juste te montrer. Fais-moi juste plaisir. »

Deux silhouettes, deux ombres seulement. Et des rires aux éclats.

* * *
La chanson s’achève. Et d’autres suivent – je les entends à peine. Et Mi Rae me demande mes impressions à la fin du concert – je me dispense de répondre. Et on me traîne déjà vers les coulisses la rencontre des artistes du jour – je ne réagis pas. C’est drôle. Je suis certaine que Kathleen n’a jamais eu à affronter ce genre de situation ; en même temps, Kathleeen n’a sans doute jamais donné à dans le détournement de mineurs. Elle ne sait sans doute pas ce que c’est de le retrouver, lui, après toutes ses années. Non, pour de telles expériences, il n’y a que moi. Moi et mon cœur qui, en cet instant, bat bien trop fort.
.

(c) MODÈLE DE PRÉSENTATION BY LULUTE.


Dernière édition par Uhm Tae Joon le Dim 28 Aoû - 17:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: taejoon ¤ i'm a troublemaker, never been a faker Jeu 25 Aoû - 11:01

j'allais dire " BIENVENUE " genre heureuse de voir quelqu'un de nouveau, mais ce n'est qu'Abby *BIM* en tout cas ben euh, je sais pas quoi dire parce que tu dois tout connaître Have Fun avec Jessica ♥


- OMG JE SUIS PREMIERE -
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MessageSujet: Re: taejoon ¤ i'm a troublemaker, never been a faker Jeu 25 Aoû - 11:05

Yaaaaaaaaaah. tu m'as piqué ma place. c'moi qui dit bienvenue en première n'abooord. tsst. m'en fou. Bieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeevenue bienvenue ; ♥
Bon bah.. tfaçon,si t'as des questions c'est msn m'enfin...
formalité - si tu as des questions, yesuislà.
et bonnechancepourlafindetafiche ♥
mwahaha.


je suis dieu.
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MessageSujet: Re: taejoon ¤ i'm a troublemaker, never been a faker Ven 26 Aoû - 10:37

xD "Ce n'est que Abby.." Mwahah. Cette phrase, je l'entendrai toute ma vie. "Hey, c'est qui la folle qui vient de s'étaler dans le hall d'entrée ?", "Oh... c'est juste Abby." Je suis une mal aimée.

Puis "have fun with Jessica."....baaaaaah enfin, veux plus jouer une fille. Et j'hésite encore entre Du Jun, Jong Hyun et Woo Hyun (voui, t'm'as contaminée, sachi). Teh.

Biiiiibiche. iloveyouanyway. Nee, nee, on ne peut pas changer son nom dans le profil ; tu pourrais le faire pour mwa ? Je vais jouer un Uhm Tae Joon ^.^ Nuh.
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MessageSujet: Re: taejoon ¤ i'm a troublemaker, never been a faker Ven 26 Aoû - 10:44

yah tu m'avais dit wooooooooooooooooo hyun toooi !*sbaf* bibiche trooop pas autoritaire m'enfin mal de crâne,nee? et puis et puis y'ai changer ton nom et et j'vais décocher pour que les gens changent tout ceux parce que ca m'énerve *sbaf* et et éveeeentuellement tes onomatopées ca faisait longtemps que t'avais pas dit nuh. #SBAF# et puis iloveyouanyway n'aussi biiiiiiiiiiiiichon chou n'amour que j'aime qui ressemble à une carotte parce que je suis un petit pois *sbaf* 'kai je me tais. MIGRAINE. et dreamhigh. MWAHA.

EDIT ; et t'es pas une maal aimé uh. sinon j'taimerais pas *sbaf*

je suis dieu.
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MessageSujet: Re: taejoon ¤ i'm a troublemaker, never been a faker Ven 26 Aoû - 14:01

ahahah tu veux prendre WooHyun MDR, il est magnifique hein ♥ je sais je sais
je contamine tout le monde, mais il faut bien *BIM
* s'en va de la fiche *
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MessageSujet: Re: taejoon ¤ i'm a troublemaker, never been a faker Mer 31 Aoû - 16:43

jonghyun, très bon choix *o*
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MessageSujet: Re: taejoon ¤ i'm a troublemaker, never been a faker Aujourd'hui à 12:46

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taejoon ¤ i'm a troublemaker, never been a faker

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