(-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin.

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MessageSujet: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Jeu 15 Déc - 10:01

Un sourire s'étire sur ses douces lèvres rosâtre. La neige tombe sur les grandes industries qui bordent les ruelles, la ville entière. A vrai dire, elle ne sait pas ce qu'adviendra le monde quand elle y laissera son dernier souffle. Pourtant, il est aussi absurde de penser à son départ de cette terre devenue maudite par tant de richesse et de d'assouvissement de pouvoir que de penser à autre chose. Il est clair que, à bien des égards, Nahm Mo Nae est une jeune femme très épanouie dans ce monde cruel et brutal qui s'installe depuis des années sous ses yeux de gamine écervelé. Elle ne voit pas la naïveté de ses plus doux mots intelligents ; ni la tristesse de « ses » parents quand ils entendent ainsi le mot « Noël » sortir de sa propre bouche, de ses propres lèvres à elle – semblables à celles d'une autre, de leur vraie fille. Il y a aussi cette facette de la vie trop bien visible aux yeux de la jeune femme. Androïde. Elle n'est pas censé ressentir de la pitié, de la plainte, de la compassion et pourtant, le bonheur, que d'entrevoir le regard de Mi Rae, quand elle décide de lui rendre visite sur ce lit d'hospital sur lequel elle reste des heures, des jours, des mois, se lit sur son visage. Le bonheur de voir cette « soeur » avec qui elle eut partagé tout de même des moments plus où moins heureux, appréciable. Son sourire redouble d'intensité quand elle aperçoit l'immeuble où il loge, où elle se rend sans un mot, silencieuse, ses pas s'enfonçant dans la neige craquelant. Blanche, la neige, Mo Nae a toujours aimé la toucher et l'admirer de la fenêtre de sa chambre – mais plus les années passent, plus les industries, les usines renient la nature qui les entouraient, ainsi, la neige devient rapidement, noir, faite d'eau sale. Puérils, ils ne se rendent surement pas compte de ce qu'ils s'emploient à faire en créant jour et nuit des pièces de métal, d'aluminium ou autre connerie – d'après l'un des amis de Mo Nae. Ils détruisent tout. La nature. La vie. L'humanité même. Et c'est sans doute cela le pire dans l'histoire ; dans ce qui s'immisce dans la vie de chacun aujourd'hui. Le sourire léger de Mo Nae s'efface doucement et laisse place à un soupir déchirant, formant une masse blanche dans l'air froid, congelé, dans lequel elle s'est confiné vêtue d'un manteau chaud et d'une écharpe long emmitouflé autour de son cou et ses mains. Elle presse le pas vers l'immeuble visible à quelques pas d'elle et très vite, elle monte les marches amenant au premier étage, où il vit.

« Il va te jeter. C'est certain. Tu aurais du prévenir que tu venais... Ouais.. peut-être que... »

Peut-être devrait-elle faire demi tour, mais à vrai dire, après tout le chemin qu'elle a fait à présent, il est sans doute assez difficile de faire demi tour et de revenir sur ses pas. Elle arrive déjà devant la porte de l'appartement de son ami – de l'ami de Mi Rae surtout. Aujourd'hui est un jour de décembre comme un autre ; mais un de ses jours qui se rapprochent de l'évènement tant attendu par tout la population mondiale sur Terre, car malgré les difficultés, malgré les dures réalités de cette dernière année passée, ils aiment cette fête, ils aiment Noël, comme Mo Nae l'aime depuis des années, comme Mi Rae l'a toujours détesté.

« Aish.. vraiment, Mo Nae tu es stupide, pourquoi tu... »

Mais elle n'a pas le temps de se contredire elle-même, sa main appuie sur la sonnette qui retentit dans tout l'appartement derrière la porte devant laquelle elle se tient. Debout, sur le perron de l'appartement de Lee Sung Jin, elle tremblote de froid et de peur d'être mal recu. A vrai dire, il est peu commun que Nahm Mo Nae se rend ainsi chez quelqu'un sans prévenir trois jours à l'avance, mais, peut-être qu'il est éventuellement trop tard pour reculer – mais, peut-être, que cette moitié de coeur qui bat au creux de sa poitrine montre l'insistance des agissements inutiles et si anodins de Mo Nae. Jamais encore elle ne s'est mise à marcher de pied ferme vers une destination que son esprit lui donnerait. Assidue, et déterminée, elle s'est lancé dans la ruelle qui sépare la maison où elle a toujours vécu depuis qu'elle est « devenue » Mi Rae aux yeux de certains, et Mo Nae d'une autre part. A vrai dire, Sung Jin a toujours eu du mal à se faire à cette nouvelle condition. Mi Rae est morte à ses yeux – mais peut-être faudrait-il un jour, lui dire, lui annoncer que, sa tendre et douce meilleure amie de toujours, dont il est surement éperdument amoureux comme elle-même a pu l'être , qu'elle est encore vivante, et sur le point de les laisser seuls dans ce monde affreux qu'est devenu Séoul et bien d'autres grandes villes sur Terre. Peut-être que si il savait... mais l'éventualité s'installe souvent dans l'esprit de Mo Nae, et à chaque fois, elle pense qu'il serait capable de la rejeter, d'oublier ce qu'ils... sont ? D'oublier que après Mi Rae, il y a Mo Nae. Au fond d'elle, cette moitié de coeur qu'elle partage avec l'unique être pour qui il semble avoir des sentiment, bat, profondément fort. Mais elle ne sait pas encore la cause de ce remue ménage à l'intérieur – après tout elle n'est qu'une androïde. La porte s'ouvre.

« Euh.. Salut ? »


je suis dieu.


Dernière édition par Nahm Mo Nae le Lun 2 Jan - 15:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Ven 30 Déc - 9:17

Les secondes défilent et se ressemblent toutes. Monotones et sans surprise, elles se suivent les unes les autres sans discontinuer, ni dépareiller. Etendu sur son lit depuis plusieurs heures déjà, Sung Jin pourrait presque chacune les compter. Mais il se contente de bailler, et sa tête s’enfonce toujours plus profondément dans les oreillers. Plusieurs minutes se sont écoulées quand, enfin, un soupir passe la barrière de ses lèvres ; rien, si ce n’est le tic-tac régulier, ne répond à sa plainte étouffée. Quand ses paupières retombent et qu’il se concentre, d’autres sons lui parviennent pourtant : le vent qui gronde porte jusqu’à lui des bribes des conversations. Ce sont les discussions des badauds qui foulent les trottoirs en bas de chez lui, de ces Monsieur et Madame Tout-le-monde qui n’ont rien d’autre en tête que les fêtes de fin d’année, les frasques d’une quelconque célébrité et d’autres banalités. La neige craque sous leurs pas qui se hâtent toujours davantage. Tous ces gens rentrent vraisemblablement chez eux ; ils fuient les températures glaciales de la rue pour retrouver au plus vite la chaleur d’un foyer. Peut-être même qu’à cette seule idée, leur cœur s’emballe et se réchauffe. Pathétique. Par chance, le jeune homme ne peut pas distinguer la teneur exacte de leur propos. Le vrombissement des moteurs couvre bientôt tout. La clameur de la rue tranche avec le silence qui règne dans son appartement. Lui n’a personne à qui parler, personne à qui penser. Aussi les glaces que renferme sa poitrine ne fondent-elles jamais.

« ‘Le grand, le beau, le célèbre Lee Sung Jin’… aussi énergique qu’une loque. Même la presse à sensation ne s’intéresserait pas à toi, si elle te voyait dans cet état. »

Il s’adresse ces quelques reproches à lui-même, mais ceux-ci se révèlent bien vite sans effet. Son corps reste là, inerte. Midi sonne, et Sung Jin n’esquisse toujours pas le moindre mouvement. Ce n’est pas qu’il n’a pas faim ; son dernier repas remonte à plus de quinze heures, et son ventre le tiraille douloureusement. Mais le jeune homme n’a ni la force, ni l’envie de se lever. Cela signifierait commencer une nouvelle journée – une énième journée sans elle. Cette seule pensée lui donne la nausée. Ses yeux se ferment, tandis que d’un geste leste, il rabat les couvertures sur lui. Depuis combien de temps n’a-t-il pas quitter le lit ? Il ne sait pas, il ne sait plus et s’en contrefout. La chaîne lui a donné une semaine de congé ; apparemment, à Noël, il n’y a aucun drama à tourner. Sung Jin s’en serait bien passer ; sans son travail, sans cette perpétuelle agitation, tout paraît si vide et creux. Loin des plateaux, il n’y a plus ni lumière, ni paillettes pour enjoliver son terne quotidien. Alors c’est toujours la même grisaille qui vient et ronge tout.

« Qu’est-ce que tu veux ? »

Quand il a entendu frapper, il ne comptait pas aller ouvrir. Il supposait que l’on finirait par se lasser et s’en aller. Mais un coup, puis deux, puis trois, puis dix, puis vingt. Assez pour l’énerver et le remettre sur ses deux pieds. D’un pas traînant, le jeune homme traverse le salon. Des bouteilles de bières et des scripts froissés jonchent le sol. Il n’a pas pris le soin de ranger, ni celui de s’habiller. Sa tenue consiste simplement en son bas de pyjama et un gilet gris ouvert, dévoilant son torse. Peu importe – l’entrée de l’immeuble est sécurisée ; celui ou celle qui est venu l’importuner est nécessairement quelqu’un de familier. Sung Jin, l’air agacé et les traits tirés, ne tarde d’ailleurs pas à en découvrir l’identité.

« Qu’est-ce que tu fous ici ? On avait convenu que tu ne venais que quand je t’appelais. Je croyais que vous autres, les boîtes de conserve, vous aviez l’habitude de vous montrer doux et dociles. Laisse-moi deviner… Papa et Maman Nahm en avaient assez de jouer à la poupée, alors pour quelques heures, ils t’ont relâchée ? »

Le vent a déplacé quelques une de ses boucles de jais, et se joues ont rosi sous l’effet du froid. Cela arrivait à Mi Rae aussi. Souvent, elle bravait les frimas de décembre et venait frapper à la porte de chez lui afin de le convier à la maison. Comme Mo Nae en cet instant, elle se tenait alors devant lui, emmitouflée dans un épais manteau et toute grelottante. Cette écharpe et ces gants de laine rouge que l’automate arbore, c’est d’ailleurs lui qui les lui avait offerts alors qu’ils n’avaient pas encore douze ans. Sung Jin se revoit encore en train de lui tendre avant de l’aider à les enfiler. A la seule vue de la demoiselle, tant de souvenirs lui reviennent en mémoire. Et pourtant, ce n’est pas avec elle qu’il les a partagés.

« Tu devrais rentrer ; ils vont s’inquiéter. Ils aiment pas quand on se voit. »

Il dit vrai. La dernière fois qu’il a raccompagnée la petite chose en acier chez ses propriétaires, Papa Nahm n’a pas hésité à le prendre à part pour « discuter ». Le vieil homme ne voit pas d’un très bon œil leur « amitié ». D’après lui, Sung Jin se ferait davantage de mal qu’autre chose. En voyant trop Mo Nae, il s’interdit d’oublier et d’avancer. C’est toujours se blesser et retourner le couteau dans la plaie. Il ne faut pas. Ce n’est pas ce que Mi Rae aurait voulu. Mi Rae l’aurait poussé à refaire sa vie ; Mi Rae l’aurait encouragé à rencontrer d’autres personnes et à voir de nouvelles choses ; Mi Rae aurait souhaité qu’il trouve quelqu’un d’autre à aimer.

« T’es glacée. Vous avez pas un mécanisme intégré pour y remédier ? C’est que tu dois être un modèle dépassé, bon à jeter. »

Mais Mi Rae l’a trahi ; d’une main cruelle, elle lui a arraché le cœur avant de le dépecer et de le piétiner. Le pire, c’est que la sale gosse ne lui a même pas laissé le temps de se venger. Il avait voulu devenir plus grand, plus fort pour l’impressionner et la rejeter à son tour. Mais la mort a été plus rapide ; Sung Jin est certain qu’elle n’a même pas lutté, la vilaine. Privé du plat le plus froid, le jeune homme doit donc se contenter d’amuse-gueules et de coupe-faims. Sa paume enveloppe délicatement le visage de Mo Nae, tandis que son autre main s’aventure sur sa taille, jouant déjà avec le bas de son pull. Ses doigts fins s’emmêlent dans l’une de ses longues boucles d’ébène. Voilà qui n’entame guère son appétit. Aussi agrippe-t-il soudainement ses poignets et l’attire dans un même élan à l’intérieur. La porte claque, alors qu’il la plaque sans ménagement contre le mur. Un tas de ferraille, cela ne ressent rien, n’est-ce pas ? Il ne s’agit après tout que de rouages et de pièces détachées – rien qui soit sujet à la douleur. Leurs lèvres se heurtent dans un baiser abrupt, tandis que sa langue force voracement son entrée pour mieux goûter et savourer. Mais le reste de son corps n’est pas pour autant rassasié ; c’est pourquoi ses mains n’attendent pas pour empoigner ses hanches, bataillant jusqu’à ce que les jambes de la jeune femme entourent son bassin à lui. Il l’embrasse encore, mais s’interrompt quelques secondes pour murmurer :

« C’est pas grave. T’as de la chance ; je cherchais justement avec quoi j’allais m’amuser. Alors je veux bien t’aider à te réchauffer. Mais pour cela, il va falloir vite te déshabiller. »
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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Ven 30 Déc - 16:29

Il n’a jamais réussi à être le genre de garçon tendre avec les jeunes filles, encore moins avec Mo Nae elle-même. Cette fille n’est rien qu’un tas de ferraille à ses yeux, mais se rend-t-il seulement compte du poids des mots qu’il emploie quand il s’adresse à elle ? Se rend-t-il seulement compte que cette froideur, cette méchanceté dont il fait preuve uniquement avec sa petite personne, elle l’affaiblit de plus en plus, la rend plus frêle, moins douce. Elle n’est pas sa propriété, elle n’est pas non plus celle qui assouvit ses plus grands désirs. Rassasier, il l’a jette comme un vulgaire chiffon, prétextant un script à relire, des courses à faire, ou simplement qu’il est tard et que les parents doivent s’inquiéter. Mais qui s’inquiète pour la douce Mo Nae ? Un tas de ferraille reste un tas de ferraille, en aucun cas on ne ressentira de la pitié ou de l’inquiétude en l’égard de Mo Nae, ou du moins, pas pour l’instant, surtout pas venant de Sung Jin. Même si elle ne semble pas insensible aux doigts agiles de Sung Jin qui se glisse sous son pull et sur sa peau, brûlante, bouillonnante de désir, elle ne bronche pas, elle se laisse faire, elle entoure son bassin de ses jambes, habile de son corps qui n’est fait que de simple rouages et de taule. Croyez-le ou non, Nahm Mo Nae ne vit pas un conte de fées, elle est traité comme une moins que rien, comme ce qu’elle est, comme-ci elle est incapable de ressentir une quelconque émotion pour quelqu’un d’important, comme-ci cette « boite de conserve » n’est pas doté d’une intelligence et de larmes qui coulent trop souvent sur ses joues quand elle est seule. Mais Sung Jin le sait-il seulement ? Que la nuit, alors qu’elle se repose, qu’elle dort, elle pleure à chaudes larmes pour Mi Rae, autant que pour elle, pour être devenue ce qu’elle est, pour être cette espèce non réclamé par des millions de gens dans ce monde sinistre. Mo Nae aimerait tellement être normale. Mo Nae aimerait tellement qu’il l’a voit autrement que comme cette boite de conserve, groupe de mot qu’il utilise pour nommer par la même occasion Mo Nae. Il est sans cœur, sans émotion, avec elle surtout, plus qu’avec n’importe qui, mais elle se laisse faire, sous ses baisers elle gémit, sous ses caresses, elle halète de plaisir et en redemande encore, plantant ses ongles dans la peau de son épaule, s’agrippant à sa chevelure tant qu’elle le peut. Son bassin accolé au sien, son corps réclame, son corps cède à la tentation. Mais les mots restent ancrés dans son esprit, et d’un geste vif, elle refuse un de ses énièmes baisers dont il l’a couvre avec violence et force. Sans cœur, sans émotion, elle le repousse brutalement, ses ongles griffant son épaule dénudé de son gilet gris, ses cheveux en bataille et sa jupe à moitié ouverte et remonté jusqu’à son bas ventre, on entr’aperçoit même ses sous-vêtements. Ce n’est pas la première fois qu’elle ose l’arrêter dans son élan, mais aujourd’hui, elle ne veut plus. Elle désire plus être sa chose, son objet. Toute cette tentation ne se résume en rien de bien, toute cette froideur non plus d’ailleurs. Elle essuie d’un revers de main ses lèvres. L’une d’elle saigne à petites goutes avec la force des dents de Sung Jin qui mordillait celle-ci deux secondes avant. Elle fronce les sourcils et rajuste ses vêtements d’un geste brusque. Bien sûr qu’elle est troublé par l’intensité de leurs ébats, bien sûr qu’elle est troublé par ses propres gestes à elle, elle le fixe, d’un regard noir, froid.

« Si tu voulais bien cinq minutes arrêter de jouer au gamin, Sung Jin, ça nous éviterait bien des malheurs. »

Froide, elle le pousse contre le mur et se plonge un peu plus dans la puanteur masculine qui émane du salon et de la chambre du garçon. Si, il y avait bien un pollueur sur terre, il s’agissait bien de Sung Jin. Des cadavres de bouteilles de bières et de cloques jonchent la table de salon et le canapé, alors qu’elle attrape vivement le balai de la cuisine pour épousseter la poussière accumulé sur le sol et les paquets de chips entamés. Mo Nae n’est certes pas une fée du logis, mais elle sait maniée le balai d’une meilleure façon que monsieur en tout cas. Comme-ci elle a déjà oublié les évènements des minutes précédentes, elle s’attarde à passer le balai, silencieuse, sous son regard.

« Mi Rae ne t’a pas appris à utiliser un balai ? Même un tas de ferraille sait faire pourtant. »

Elle joue à son propre jeu. Le balai claque sur le sol et elle se tourne vivement vers lui, regard fixe captant directement le sien. Bien sûr, cela la trouble d’avantage de le regarder dans les yeux plutôt que de baisser le regard, mais aujourd’hui, elle se force, elle tint bon. Elle n’est pas une lâche et plus sa chose.

« Arrête de m’utiliser. Arrête de jouer au con, Sung Jin. Tu n’en vaux pas la peine. Je ne suis pas ta chose, jamais. C’est… c’est terminé. Je… »

Son regard l’intimide, mais elle s’avance et le frappe violemment sur le torse, un deuxième coup, puis un troisième. Elle enchaine les coups, faible, elle s’effondre sur le sol. Elle déteste cela. Elle déteste être prise autrement à ses yeux. Elle sait, qu’il l’a déteste. Elle sait, qu’il préfèrerait franchement Mi Rae face à lui plutôt qu’elle, cette boite de conserve qui ne sert à rien d’autre qu’à jouer. Relevant le regard vers lui, genou à terre, son bras endommagé, découvrant d’ailleurs des câbles sous la peau flétrie par le choc, par la force de ses coups, elle le fixe, et déjà une larme glisse le long de sa joue. Comment oses-t-elle pleurer face à lui ? Elle ne devrait pas se réduire à cela, pas maintenant, pas avec lui. Elle ne vaut rien à ses yeux alors pourquoi pleurer ? Peut-être qu’au fond Mo Nae aimerait qu’il l’aime comme elle est ; peut-être qu’au fond Mo Nae ressent quelque chose – elle.

« Si tu veux jouer, joue. Mais je ne suis pas de la partie. Je ne suis pas venue pour ça. Je ne suis pas venue pour que tu te joues de moi, pour que tu me prennes pour une fille… une… une boite de conserve, comme tu sais si bien le dire, qui coucherait avec toi, dès que tu le désires. Je… je venais juste voir comment tu allais. Mais je n’aurais même pas dû venir ici. C’était encore une énorme erreur de ma part. »

Une énorme erreur de sa part que de s’attacher à un être humain préférant une autre. Une énorme erreur de sa part de vouloir faire plaisir à cet être humain, et être traiter par la suite comme une chose ignoble et sans intérêt. Une énorme erreur d’être venue, tout simplement.


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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Dim 1 Jan - 9:43

Le gilet a glissé de ses épaules, et son torse nu connaît les attaques des vents et du forid. Mais Sung Jin n’en a cure. Dos au mur et bras croisés, il l’observe d’un air blasé. Ses prunelles encre ne dénotent pas une once de pitié. Cette petite forme recroquevillée et éplorée ne l’émeut pas. Bien au contraire. Une moue agacée tord même ses traits, alors que, gardant le silence, le jeune homme laisse l’automate tergiverser. Les filles en train de larmoyer, cela l’a toujours répugné. Les atermoiements et autres gémissements l’écoeurent. Mi Rae, elle, ne pleurait jamais – même lorsque ses parents la réprimandaient, même lorsque quelque chose la blessait. Parfois, pour retenir ses sanglots, elle mordait si fort l’intérieur de ses joues que le sang coulait. Mais elle ne s’en contrefichait. En toutes circonstances, elle voulait se montrer forte. Et c’est pourquoi Sung Jin l’a toujours aimée.

« Et qu’est-ce que tu préférerais, petite Mo Nae ? »

Sung Jin énonce clairement chaque syllabe. Sa voix traîne, noyée par le sarcasme et l’ironie. La nonchalance gorge chacun de ses mots, et pourtant, ce n’est pas encore assez. Le tableau ne saurait être complet sans ce rictus sans joie qui lui va si bien au teint. Ses lèvres s’incurvent donc, dévoilant peu à peu ses dents blanches et carnassières. A pas de loups, le jeune homme s’approche de la petite poupée. Il est le prédateur, elle est la proie. La chasse est ouverte, et il n’y aura pas de quartier. Comme les genoux de Mo Nae ont flanché, il la domine de toute sa hauteur. Cette position de force le grise ; l’adrénaline monte, et rien ne semble pouvoir tempérer ses ardeurs. Malgré toute la vigueur avec laquelle la demoiselle l’a repoussé, il n’hésite pas à la toucher à nouveau. Du bout des doigts, il effleure sa tempe, retrace avec minutie la courbure de son nez, puis relève doucement vers lui son joli minois. On croirait qu’un orfèvre l’a façonné : peau porcelaine, larmes diamantines et lèvres vermeille… tout chez elle revêt un peu de préciosité et une indéniable pureté. Fervente et innocente, elle se tient là, devant lui, telle la pauvre à immoler sur l’autel de sa vengeance. Si l’offrande ne promettait pas déjà tant de délices, Sung Jin aurait honte d’ainsi la souiller.

« Si il ne faut pas te prendre pour une une chose, alors comment dois-je te considérer ? Admettons que tu n’es pas qu’un vulgaire objet, pas qu’un dérisoire hochet que l’on agite avant de se lasser. Admettons. Alors qu’est-ce que tu es ? »

Son ton est froid, mais le désir le consume. Leur étreinte brisée l’a laissé profondément insatisfait, et Sung Jin brûle d’achever ce qu’il a si bien commencé. Chaque parcelle de sa peau s’embrase sous le coup de tant d’envies inassouvies. Mais, même ainsi enflammé, le jeune homme sait se contrôler. La lenteur avec laquelle il procède le prouve assez ; il s’agit pour lui de se montrer méticuleux. Ses caresses ne se succèdent qu’avec extrême minutie ; même lorsque ses doigts s’aventurent dans la gorge de la demoiselle, l’exploration demeure prudente. Il ne suffit pas de s’enivrer de cette peau laiteuse. Il faut aussi découvrir les nerfs à vif, ceux que l’on pourra aisément sectionner. Sung Jin avance donc sur le fil du rasoir. La tiédeur de ses paumes tranche vivement avec ses calculs froids et glacés. Perpétuellement écartelé, il aiguise ses mots comme on affilerait la lame qui sert au sacrifice.

« On pourrait prétendre que tu es une personne. Je te traiterai alors comme une vague connaissance ; je t’aiderai à ôter ton manteau, rien que ton manteau. Puis on se contenterait de discuter. De la pluie et du beau temps. De tout, de rien. »

Sa main s’est insinuée dans son décolleté ; les premiers boutons de son chemisier se sont défaits, révélant la naissance de sa poitrine. Sung Jin devine sans peine le reste de ses courbes. Il les a déjà tant de fois parcourues. Combien de nuits passées à les retracer, combien de nuits passées à les embrasser ? Mais les frissons de plaisir sont toujours là, saisissants et bouleversants comme au premier soir. L’excitation croît. Ses genoux plient finalement, et il se retrouve derrière elle, les lèvres à hauteur de son oreille. Sa langue ne tarde à venir taquiner le lobe, tandis que déjà, il s’est emparé de sa taille, agrippant et froissant les bords inférieurs de sa blouse. Quand le jeune homme reprend la parole, il ne fait plus que murmurer.

« Mais alors, il faudrait garder ses distances, non ? On n’enlace pas de si près des étrangers. Tu te tiendrais dans une chaise là-bas, et moi, dans une autre un peu plus loin. On ne devrait pas trop s’approcher, ni trop se toucher. Quant aux baisers… ce serait strictement prohibé. Dommage, non ? Donc mieux vaut trouver autre chose. Que dis-tu du titre de ‘simple amie’ ? »

La pression de ses bras s’accentue. D’un coup sec, son bassin heurte la chute de ses reins. Les gestes qu’il se permet frôle l’indécence, mais Mo Nae oserait-elle protester ? Les gémissements que lui soutirent ses caresses, les soupirs dans lesquels elle expire son nom, les exclamations qui lui échappent quand tout son corps se cambre sous ses baisers … le jeune homme connaît déjà tout cela. Il lui fait de l’effet, et il le sait. C’est sans doute pourquoi son audace n’a cesse d’augmenter. Le chemisier se trouve désormais entièrement ouvert ; ses deux pans gisent sur chacun des deux flancs de l’automate. Il ne demande qu’à être enfin ôté. Sung Jin se fait un plaisir de s’exécuter. Entre la peau de Mo Nae et la sienne, il n’y a plus que le rideau de sa chevelure ébène. Le jeune homme la soulève précautionneusement, découvrant ainsi ses omoplates et ses vertèbres. Un baiser sur chacune, un avant-goût de paradis.

« Mais je te traite plutôt bien pour une simple amie, non ? »

C’est maintenant à la débarrasser de sa jupe qu’il s’attaque. Une de ses mains a glissé le long de sa cuisse et s’est saisie du tissu. Sung Jin se meut toujours sans hâte comme s’il s’agissait d’une cérémonie dont il ne faudrait omettre aucun rite, aucun geste. Quand, enfin, ses doigts effleurent la dentelle de ses bas, vient le dernier coup.

« Tu crois quand même pas qu’en plus, je vais t’aimer, n’est-ce pas ? »
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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Dim 1 Jan - 13:07

La froideur des quelques mots, bien que nombreux, qui sortent d’entre les lèvres de Sung Jin brise un peu plus Mo Nae. Elle se raidit, silencieuse, et se laisse faire sous les caresses incessantes du garçon en proie à un désir inassouvi. Il caresse ses lèvres des siennes, les effleurent avec excitation. La passion de ses gestes sidère presque Mo Nae. La pression que les doigts de Sung Jin exercent sur sa peau lui fait tourner légèrement la tête. Sous ses caresses, elle gémit, elle ne se retient pas. Mo Nae le désire autant que lui, mais elle se tait, elle reste muette et se laisse prendre au jeu, lentement. Son dos se cambre, elle se laisse retomber sur le sol, Sung Jin s’empressant de se placer au-dessus d’elle et de la couvrir de baisers fiévreux et passionnés. La dernière fois qu’elle eut riposté, c’est la même rengaine qui se produisit. Elle se laisse faire, il l’a couvre de ses gestes vifs et prétentieux, il l’a couvre de ses baisers pleins d’ardeurs et de violence, il se fiche du reste, il veut juste prendre son pied. Elle aussi, avant, elle prend cela pour un jeu, elle accentue ses mouvements, elle fait tout pour qu’il ne désapprouve pas de recommencer le lendemain. Mo Nae se rend compte qu’elle est soumise – soumise au désir qui brûle en elle, qui chauffe sa peau, fait bouillonner le sang artificiel qu’on lui a donné. Tentatrice, ses lèvres s’affairent à ne pas mettre fin à leurs baisers brûlants, elle rend même la chose beaucoup plus intéressante en glissant ses doigts le long du torse de Sung Jin, le tirant vers elle, glissant ses doigts fins dans sa chevelure en bataille.

« Faisons comme ça. Faisons comme-ci nous n’étions que de simples amis, de simples connaissances. On ne fait rien. Rien du tout. »

Tout en prononçant ses mots, elle s’affaire à glisser sa langue le long de l’arrête de sa mâchoire et dans son cou – elle déguste à son tour la peau fruité de Sung Jin avec avidité – elle déguste, silencieuse et glisse sur le côté pour se retrouver à califourchon sur lui – menant ainsi la danse avec brio. Ses mains s’attardent à redessiner les courbures de ses abdos, de ses muscles, de son visage dur et sans expression. A vrai dire, seul une étrange satisfaction se lit sur le visage de Sung Jin. A vrai dire, seul cette satisfaction rend malade Mo Nae, elle aimerait mettre un terme à tout cela, mais s’en est juste impossible à présent. Elle a pris les devants et ne lâchera pas l’affaire – pour le moment. Mo Nae embrasse les lèvres de Sung Jin. Mo Nae bloque le bassin de Sung Jin en utilisant le sien. Mo Nae tient ses mains jointes contre le sol et glisse ses lèvres sur chacune des parcelles du corps du garçon. C’est un peu une sorte de vengeance que de le soumettre. C’est un peu une sorte de fuite qu’elle intègre à leurs ébats, une sorte de retournement de situation qu’elle apprécie entre autre. Une roue de secours qui s’insinue dans leur relation, dans ces mots distinctement préparés pour la blesser plus encore qu’elle ne l’est. Mo Nae a très vite sécher ses larmes pour se jeter sur lui à son tour. Mo Nae a quelque chose en tête, c’est certain.

« Tu n’es qu’un gamin. »

Elle relève son regard vers lui, sa main glissant sur son bas ventre, taquinant les désirs du garçon par le regard et par ses gestes anodins. Sung Jin est un gamin, puérile et sans cœur. Il ne se rend surement pas compte de ses actes, pas compte de ce qu’il dit. Mo Nae sait à présent qu’elle n’en tirera jamais rien, pourquoi insister ?

« Et comme tu joues beaucoup trop de ma personne, j’abandonne. »

Elle se redresse. Un baiser, deux, trois, quatre. Une centaine en fait. Elle ne les compte plus. Glissant sa main sur la ceinture du garçon, elle lui ôte sur vêtement d’un geste vif. Elle dévore sa peau. Elle attise la passion de leurs gestes, de cette indécence dont ils font preuve l’un comme l’autre. Elle le cherche, le taquiner, ses lèvres s’attardant sur sa clavicule, remontant sur ses lèvres, venant exploser son bas ventre. Et puis Mo Nae a bien réfléchi. Mo Nae pense que cela n’est pas plus avantageux de continuer ainsi. Mo Nae cesse de l’embrasser. Mo Nae cesse de le caresser. Les mains de Sung Jin se préparent, tentatrices, à retrouver leurs chemins de la gloire, mais Mo Nae s’en saisit rapidement et glisse son corps contre le sien pour se retrouver à la hauteur de Sung Jin. Elle l’observe, lui et ses traits. Et brutalement elle récupère sa jupe encore à ses chevilles et son chemisier nonchalamment laissé à quelques mètres d’eux. Elle se lève, se rhabille trop rapidement pour parfaitement bien reboutonner son chemisier et se penche vers lui, déposant son index sur son nez qui glisse vers son menton pour le regarder dans les yeux.

« C’est terminé Sung Jin. Je ne le répèterais pas une énième fois, n’essaye même plus de m’approcher. »

Planté là face à lui, debout devant le cadavre d’un garçon dont les désirs sont insatisfaits, pour toujours, le regard de Mo Nae se fait plus froid, plus noir qu’il ne put le voir jusqu’à présent. Le ton de Mo Nae montre particulièrement de quel façon elle se venge, avec quel état d’esprit elle tente de mettre fin à tout cela, à quitter cet endroit jusqu’à ce qu’il se rende compte. Mais elle sait que Sung Jin ne s’en voudra jamais ; il n’a pas de cœur dans cette poitrine d’humain. Il est juste comme tous les autres ; juste bon à rien faire qu’à attiser le désir des femmes ; juste bon à rien faire qu’à les rendre folle d’amour et de les jeter comme des chaussettes.

« Si tu veux tout savoir, je… Mi Rae m’a appris à t’aimer à travers elle. Avant que je te connaisse. Elle disait que tu étais particulièrement affectueux, attentionné même. Elle m’a donné le bonnet et les moufles que tu lui as offert. Je te les rends, tu n’as juste pas envie qu’une autre porte ce qui lui a appartenu, tu n’as juste pas envie d’en aimer une autre. Tu ne penses juste qu’à toi. Tu ne penses même pas à la façon dont tu peux blesser une personne. Parce que mine de rien, Mo Nae n’est pas qu’un androïde. Elle est Mi Rae, dans un sens ou un autre, que tu le veuilles ou non. Mo Nae n’est pas humaine, je le conçois, mais je suis vivante, je suis face à toi, je vis, je ris, je pleures. Je m’offre même à toi depuis des mois maintenant. Que veux-tu de plus ? Que Mi Rae revienne ? Tu ne connais même pas la vérité, pauvre crétin. Et tu joues de moi par la même occasion. Tu… TU NE SERS A RIEN. »

C’est la première fois que Mo Nae s’énerve face à quelqu’un. C’est la première fois que ce genre d’émotions la traverse. C’est la première fois que ses joues rougissent de colère.


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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Dim 1 Jan - 20:00

La colère et la rage le submergent. D’irrépressibles vagues déferlent sur lui, et une terrible tempête gronde sous son crâne. Si, jusqu’ici, Sung Jin, même frustré, a su se contrôler, ce n’est désormais plus le cas. Le voilà déjà debout, lui emboîtant le pas. Dans un brusque élan, il la rattrape par le poignet et la rejette sur le canapé. Son corps s’abat bientôt sur le sien afin de mieux l’emprisonner. Les boutons de son chemisier ont à nouveau cédé. Non pas parce qu’il les a pas patiemment défaits. Cette fois, il les a arraché d’un seul et même mouvement. A un ou deux endroits, le tissu s’est même déchiré. La violence qui empreint chacun de ses gestes inonde aussi son regard. Celui-ci est plus noir que des charbons ardents ; incandescent, il sonde avec insistance les prunelles de Mo Nae. Le jeune homme insiste pour garder ce contact visuel ; c’est sa façon à lui de s’imposer et de mettre mal à l’aise. Ses yeux savent percer les âmes et les cœurs. Ils tranchent parfois plus vivement que ses mots. Un instant, il lui semble que l’automate va détourner la tête. Ses mains se saisissent donc de son visage, le maintenant immobile. Toute cette bestialité est de trop, mais Sung Jin ne saurait ce retenir. Les baisers et caresses échangés ont allumé en lui ce qu’il y a de plus sauvage et primaire. Les paroles de la demoiselle avivent sa brutalité ; la mention du nom de Mi Rae a suffi à le faire dans la démesure. Elle l’a défié, elle a osé. Il ne s’agit désormais plus de se plonger dans la volupté, mais de lui faire payer.

« Oh, parce que je suis le seul à jouer et à m’amuser ? N’essaie pas de me faire croire que tu n’y trouves pas ton compte, toi aussi. Quand je te touche, tu frémis. Quand je t’embrasse, tu gémis. Le plaisir n’est pas que pour moi très chère. Tu en éprouves tout autant ; ne le nie pas. »

Elle lui appartient. D’une manière ou d’une autre, il a acquis droit de propriété sur elle. Tout son corps est marqué comme un territoire qui lui reviendrait. Ses lèvres restent rouges de leurs baisers ; dans son cou, il y a la marque de ses dents. On peut voir la griffure qu’ont laissé ses ongles sur sa peau. Quant au bleu sur son épaule droite, une de leurs précédentes étreintes l’a sans douté. Sung Jin a exploré et soumis chaque parcelle de son épiderme. Personne ne pourra le nier. Leurs poitrines se pressent l’une contre l’autre, et il peut encore vérifier l’effet qu’il lui fait. Ce n’est peut être qu’un organe artificiel qui bat en son sein, mais cela doit bien signifier quelque chose, n’est-ce pas ?

« Tu me reproches de ne pas t’aimer ? Tu es injuste, chérie. Papa et Maman Nahm ne se préoccupent pas tant de toi. Quand ils te voient, ils ont mal n’est-ce pas ? Ils n’éprouvent que du chagrin et du regret. Ils ne le disent pas. Mais ils voudraient que ce soit toi qui aies disparu. Pas elle. Eux non plus, ils ne t’aiment pas. Personne ne t’aime… Oh… Oh, peut-être qu’il y a eu d’autres personnes dans ta vie. D’autres garçons qui t’ont appréciée. Mais s’ils ne connaissais autant que moi, je le fais… est-ce que ce serait le cas ? Ils chérissent la poupée resplendissante de pureté. Mais tu es aussi coupable que moi, Mo Nae. Tu es venue voir comment j’allais ? Et les autres soirs, et les autres nuits, qu’est-ce que c’était ? Toi aussi, tu en crèves d’envie. Toi aussi, tu en as besoin. »

Etrangement, ce n’est pas tant ses courbes qu’il aime contempler. De belles formes, les autres en ont ; les usines et les chirurgiens s’y emploient. Quand il se trouve avec Mo Nae, toute son attention se porte sur les émotions que trahissent les traits de son visage et les gestes qui lui échappent. Il ne devrait s’agir que d’une machine, que d’une mécanique bien rôdée, prévisible à souhaitée. Des ingénieurs l’ont modelée et programmée ; même ce qui passe pour de la spontanéité a sûrement été calculé au préalable. Cependant, parfois, il croit toujours y déceler un peu de vrai. C’est sans doute pourquoi il lui faut toujours répéter qu’elle n’est qu’une poupée, tout juste bonne pour se divertir. En ne cessant de le lui rappeler, Sung Jin tente aussi de se convaincre lui-même.

« Toi, tu sais aimer ? T’es peut-être plus perfectionnée que je le pensais. Moi, comme tu l’as si bien dit, je ne suis qu’un môme – je n’y connais rien. Qu’est-ce que cela signifie ? Est-ce que cela veut dire ‘ne penser qu’à une personne, ne jurer que par elle, ne respirer que pour elle’ ? Parce que ça, j’ai déjà essayé. Et qu’est-ce que j’ai récolté ? Un coup de poing en plein dans les tripes. »

Les filles qui ont voulu obtenir son cœur, Sung Jin ne les compte plus. Deux ou trois, il a même essayé d’exaucer leurs souhaits. Mais en sondant avec un peu d’attention ce qu’il y avait en son sein, le jeune homme s’est aperçu que tout y était mort et désolé. Il y a bien de la chair qui, de temps à autres, se contracte et se relâche, mais rien qui ne saurait s’emballer ou être bouleversé sous le coup d’une trop grande joie ou d’une trop forte peine. Les émotions ne le pénètrent qu’avec difficulté. C’est comme une grande forteresse que l’on ne peut attaquer. Et pourtant, quand son regard s’est posé sur Mo Nae, quelques coups se sont succédé sur les parois de sa cage thoracique. Deux, trois seulement – mais c’était déjà cela. Etait-ce parce qu’elle ressemble tant à Mi Rae ? Il ne sait. Tout ce dont il est sûr, c’est que cette poussée d’adrénaline ne survient que lorsqu’il se saisit d’elle. Là trouve peut-être la source de cet entêtement qu’il a à toujours vouloir la toucher et la posséder.

« Mais je m’y prenais peut-être mal. Or toi, tu dis que tu détiens la vérité. Alors… vas-y. Apprends-moi. A aimer. »
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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Dim 1 Jan - 20:42

Mo Nae ne sait pas par quel exploit il arrive à persévérer de la sorte. C’est comme-ci il s’accroche à quelque chose et ne désire pas se destiner à être vaincu. Elle fronce les sourcils, allongé de tout son long sur le canapé, Sung Jin arrachant son chemisier. Elle ne comprend vraiment pas par quel moyen il arrive à se rendre si peu utile auprès des femmes, si mesquin par la même occasion. Violent, ses gestes arrivent même au stade où son coude s’enfonce dans la côte de la jeune femme quand il l’embrasse. Si l’on peut définir ce baiser comme tel, ses lèvres se pressent juste avec force et assiduité sur celles de Mo Nae, cherchant à vaincre cette habitude que Mo Nae a de fuir, cherchant à s’imposer, montrer qui est le maitre. Mais Mo Nae ne désire plus être atteinte par lui – par ses mots et ses gestes, tous aussi impossibles à entendre pour les oreilles de la jeune femme. Dans un geste, elle s’est bouché les oreilles, mais sans succès, elle entend distinctement chacun de ses mots, et les larmes sont à nouveau prêtent à jaillir de ses prunelles marrons. Pourtant, Mo Nae retient. Elle n’est pas l’une de ses filles faibles qui se laissent définitivement faire à la troisième fuite inachevée. Sung Jin est en colère. Mo Nae le ressent dans ses cheveux, dans le poids de son corps contre le sien. Mo Nae entoure le bassin de Sung Jin de ses jambes et glisse ses bras autour de son cou pour l’attirer à elle. Le visage de Sung Jin plonge littéralement dans le décolleté de la jeune femme. Et puis elle tint bon, sous ses caresses, ses baisers, elle ne gémit pas, elle ne bronche pas. Les yeux clos, elle le laisse ainsi défaire à nouveau sa jupe et la dénuder littéralement de tout vêtement. En sous vêtement, elle rouvre les yeux et fais face à l’imposante stature de Sung Jin au desssus d’elle. Mo Nae n’est pas faible, elle est juste contrainte de se laisser faire, elle l’a toujours fait, dans tous les cas de figures.

« Dans ce cas, fais-moi l’amour. Prends ton pied. Je t’appartiens n’es-ce pas ? C’est ça que tu penses, c’est ça que tu cherches à me faire comprendre ? que je t’appartiens, fuyant ou pas tu trouveras toujours le moyen de m’avoir dans ton lit à un moment donné ? Alors vas-y ? Qu’attends-tu ? »

Planté là, accroché à son corps, elle se redresse lentement. La pression de ses jambes sur le bassin de Sung Jin se resserre et elle dépose délicatement ses lèvres sur celles de Sung Jin, menant à nouveau la danse. Sans violence, sans pression incertaine, elle exerce juste le même mouvement que d’habitude, avec plus de conviction, plus de tendresse dans ses gestes. Les doigts fins de Mo Nae glissent sur les muscles de son avant-bras doucement et remonte dans son cou, explorant doucement, avec finesse, chaque parcelle de son corps. La douceur des gestes de Mo Nae est incomparable à côté de la brutalité de Sung Jin. Ils se faufilent dans sa chevelure de jais et caresse son cuir chevelue, lentement, par de petits cercles circulaires, jusqu’au bas de sa nuque, dans son cou, sur son torse. Puis elle met fin au baiser, tendre, et passionné. Jamais encore Mo Nae n’eut pu ressentir pareille émotion dans un baiser – partagé avec lui d’ailleurs. Tous les baisers dont il la couvre, ils sont froids, ils sont brutales, ils sont distinctement crées pour attiser leur propre désir. Plongeant son regard dans celui de Sung Jin, ses lèvres se meuvent sur sa peau, donnant un baiser à chaque parcelle de son visage pour finir par embrasser son nez d’un petit baiser d’enfant.

« C’est ça. N’as-tu jamais frissonné un seul instant il y a quelques secondes ? Je sais que tu mens quand tu hoches la tête. Je sais que tu sais aimer. Je sais que je ne suis pas qu’un tas de conserve pour toi. Montre-moi. S’il te plait. Je… je ne désire pas être juste cela à tes yeux. Je veux être plus. »

Petite idiote, elle se laisse tomber dans le piège, elle s’ouvre, tel une huitre, dévoilant ses failles. Petite idiote, elle se confie, et montre ce qui l’a met en rogne pour de vrai. Elle aimerait qu’on l’aime – qu’il l’aime. Mo Nae ressent des tas de choses pour lui, des sentiments promptes qu’elle a tout de suite remarquer par elle-même. Ses lèvres se meuvent contre les siennes et sa langue brise la paroi de ses lèvres d’elle-même, se mêlant à la sienne. Ses doigts s’attardent à caresser sa peau et elle bascule au-dessus de lui, à califourchon, elle ne desserre pas son étreinte, elle multiplie la force de ses reins sur son bassin. Elle intensifie la ferveur de leurs baisers. Là est-ce vraiment une relation d’homme à femme, celle qu’elle désire réellement. Aimer. Et coucher avec la personne qu’elle aime. Ses prunelles plongées dans les siennes, elle ne rompt pas le baiser, elle n’en est pas capable. Ses doigts se promènent, se délectent de cette peau tant désiré. Elle le désire. Autant que lui finalement.

« Je te veux juste toi. Je veux juste t’avoir encore pendant des jours, des soirs, des nuits, mais pas comme ça, pas avec Lee Sung Jin qui me saute dessus sans arrêt. Ne ressens-tu pas simplement la douceur de mes doigts sur ta peau ? la tendresse avec laquelle mes lèvres ont embrassés les tiennes ? tu ne comprends pas ? et… la vérité ? la vérité c’est que je n’y connais pas grand-chose à l’amour ; je sais juste que… que Mi Rae n’est pas réellement morte. Et c’est à cause de sa mort que tu es comme ça. Alors… si… maintenant que tu sais… »

Ses yeux plongés dans les siens, elle soupire et se redresse. Ses jambes cèdent et relâchent leur pression, elle heurte l’accoudoir de son dos et ses bras retombent nonchalamment sur le côté.

« Mi Rae n’est… J’abandonne. Fais ce que tu veux. Mais sache que … laisse tomber. C’est encore pire que de parler avec toi. Tu ne penses qu’à assouvir tes désirs, alors je t’en prie, ne te prive pas. De toute manière, c'est pas comme-ci tu en est capable. »


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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Lun 2 Jan - 12:27

La confusion se lit désormais sur son visage. Sung Jin avait oublié que tous les baisers n’avaient pas nécessairement l’amertume du sang des lèvres coupées. La tendresse de Mo Nae le lui a rappelé et a éveillé sur le bout de sa langue des saveurs qu’il croyait à jamais perdues – le sucre des premières amours, le miel des vrais sentiments et d’autres douceurs que les années lui ont volées. Les retrouver le trouble ; ses sourcils se froncent, son regard se perd dans le vide. Même la pression que ses mains exercent sur ses hanches se relâche, libérant ainsi la jeune femme de leur étreinte. Distraitement, s’abstenant de répondre aux questions qu’elle lui pose, il se redresse et s’assied sur le divan. Il demeure figé comme pour éviter de tomber dans des considérations trop profondes et de se noyer dans le désarroi. Et pourtant, les faits sont là : quand Mo Nae l’a embrassé, quand elle l’a aimé, tout son corps a répondu. Ses bras se sont noués autour de sa taille, sa tête s’est inclinée sur le côté pour mieux y goûter. Cela lui a étrangement… plu. Comparé à leurs habituels délassements, c’était à la fois si semblable et si différent. Le désir et la passion étaient encore là, à tout enflammer et brûler. Mais quelque chose d’autre s’était insinué – il s’agissait d’une suavité nouvelle qui nimbait leurs gestes de plus de sensualité et de volupté. Et tout son être s’en trouvait satisfait. D’ailleurs, quand elle a interrompu le baiser, ses lèvres à lui se sont avancées pour le prolonger. Il n’a pas pu s’en empêcher.

« Mi Rae n’est pas… quoi ? »

Egaré, il répète vaguement les mots qu’elle a prononcés. Mais le sens de ceux-ci lui échappe. Ils piquent vaguement sa curiosité, mais ce n’est pas assez pour l’interpeller. Depuis des années, le souvenir de sa meilleure amie hante ses nuits. Matin, midi et soir, il se rappelle de ce qu’elle lui a fait et combien il désire se venger. C’est ce qui le fait avancer et rechercher le succès ; c’est ce qui abreuve toute cette colère qu’il nourrit envers le monde et les autres. Mais, même s’il faudrait le torturer pour qu’il l’avoue, les caresses de Mo Nae savent étrangement l’apaiser. Il a beau la manier avec bestialité et sauvagerie, ne pas hésiter à la détraquer pour mieux la dompter. Il n’empêche que c’est seulement dans ces moments là que l’instant présent l’arrache aux regrets des passés. Ses veines que d’ordinaire, un sang glacé et épais engorge, ruissellent alors d’envie et de vie.

« Mi Rae n’est pas là. Je le sais. Tu ne devines même pas à quel point je le voudrais, pourtant. Je pourrais lui crier que je la hais et combien elle m’écoeure et me dégoûte. Ce serait elle que j’empoignerais et que j’abîmerais. Puis… puis je me jetterais à ses pieds pour l’implorer de me pardonner et de bien vouloir m’aimer. »

Sa phrase s’achève dans un murmure honteux. Il n’aime pas que le regard des autres perce à jour ses faiblesses, même si ce regard n’appartient qu’à un être mécanique et artificiel. Alors, comme pour la divertir et lui faire oublier, il la prend par la taille et la fait basculer sur ses genoux. Quand leurs deux bustes se trouvent face à face, sa tête vient se blottir au creux de sa poitrine. Immobile, il inspire et expire doucement, laissant courir son souffle sur sa peau. Cela le trouble d’entendre un cœur qui bat ; un peu plus, et il pourrait croire qu’elle est réelle. Puis, lentement, il appuie son menton sur son sein et relève vers elle son regard sombre.

« Mais Mi Rae n’est pas là. Tu n’es pas elle, tu es Mo Nae. Toi… tu vas pas me faire souffrir comme elle l’a fait, nee ? »

Ses derniers mots sont presque suppliants. Cette fois, sans la brusquer, il se relève et l’entraîne par la main vers la chambre. D’ordinaire, ils l’atteignent rarement. Ses avances sont bien trop empressées ; tant que ses besoins se trouvent satisfaits, le jeune homme peut bien s’accommoder de la dureté du plancher ou du carrelage glacé. Les bleus sur leur peau en attestent. Mais Mo Nae l’a dit – elle veut mieux, elle eut plus. Alors peut-être que l’on peut s’accordé sur un compromis. Sung Jin s’assied finalement sur le rebord du lit, la jeune femme debout face à lui. Elle ne porte rien d’autre que ses dessous. Ces pièces de lingerie, les noires, il les connaît, ce sont ses préférés. Un sourire amusé passe sur ses lèvres : et dire qu’elle prétend qu’elle voulait juste savoir comment il allait… Moqueuse, une de ses mains longe sa hanche gauche et ramène vers lui sa cuisse.

« Passons un marché. Aujourd’hui, je ne couche pas avec toi. Je ne prends pas mon pied ? Je ne tire pas mon coup. »

Il joue avec les rubans de satin qui retiennent de satin son bas. Ceux-ci cèdent sans qu’il ait à insister. Le tissu glisse et dévoile sa peau. Sa langue à lui s’y fraie un chemin jusqu’à l’abord de son sous-vêtement, n’allant cependant pas plus loin. En temps normal, il l’aurait sans doute déjà ôté ; mais cette fois, il se retient, se montre patiemment, presque docile. Il relève à nouveau la tête vers elle. Dans ses yeux, on peut presque lire de l’hésitation. Ses doigts tracent de petits cercles distraits.

« L’amour. Je te fais l’amour. Pour le reste, on verra après, d’accord ? »
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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Lun 2 Jan - 13:34

Son cœur bat dans sa poitrine, il bataille contre sa cage thoracique de fer et s’écrase malencontreusement de tout part de son être. Le sang dans ses quelques veines bouillonne d’impatience, de plaisir. Insouciante, elle l’a écouté, elle l’a suivi. Silencieuse, elle frisonne quand le tissu de son bas glisse sur sa peau, dévoilant largement une partie de son intimité au regard de Sung Jin. Elle rougit presque quand son regard croise le sien, ses lèvres posés sur sa cuisse dénudée. Une boule s’installe dans son estomac, des papillons surviendraient presque si elle était vraiment humaine, mais c’est tout comme. Debout, face à lui, elle reste muette, elle attends presque les gestes fatidiques de Sung Jin qui feront d’elle une femme soumise, gémissant de plaisir sur ces pièces de tissus qui recouvrent parfaitement le matelas et la couette dans laquelle ils finiront blottis, l’un contre l’autre. Déglutissant difficilement, elle baisse son regard vers lui et glisse ses doigts sur son menton avant de le pousser en arrière. Allongé de tout son long, Mo Nae se retrouve à califourchon au-dessus de lui, comme pendant les quelques minutes précédentes. Ses lèvres s’attardent à embrasser les siennes, elle joue de son impatience et de son humeur. Taquine, elle vient longé sa jugulaire et dessiné des petits cercles de ses épaules à son torse.

« Le reste, il se décide maintenant, mon ange. »

Le ton de Mo Nae a changé, lui aussi. Plus froid, plus sarcastique, elle se redresse. Mo Nae déteste se trouver en position de supériorité, mais ce jour-là, il a beaucoup trop joué de sa sensibilité pour qu’elle ne laisse ainsi passer les choses comme elles sont depuis le début de son arrivé dans la demeure de Sung Jin. Son regard déterminé, ses gestes violents, toute cette bestialité et cette sauvagerie dont il fait preuve régulièrement, Mo Nae ne désire que s’en débarrasser. Alors elle prend les devants, elle se laisse glisser dans ce cocon « d’amour » qu’il tient finalement à créer quand à obéir aux envies de Mo Nae, et elle attaque déjà son exploration. Ses lèvres s’attardent à chercher les failles du garçon, effleurant l’arrête de son nez, le lobe de son oreille, son cou. Frustrée, Mo Nae l’embrasse avec volupté. Ses mains glissant fermement dans son dos et dans sa chevelure, elle s’y accroche tant bien que de mal tandis que le plaisir de l’embrasser surgit en elle comme des vagues incessantes s’échouant sur les plages de sable rocailleuses des villes portuaires en ce temps apocalyptique.

« Mo Nae n’est pas Mi Rae, ne ? Mais sais-tu pourquoi les Nahm t’ont mentis ? Ils t’ont mentis. Je t’ai menti. Mi Rae… elle… est juste… faible. »

En colère contre elle-même, elle dévore ses lèvres avec plus d’avidité, plus de passion, pressant ses dents sur la lèvre inférieure de Sung Jin. Une gouttelette de sang parvient même à glisser sur la langue baladeuse de Mo Nae, qui explore à nouveau les pores du cou et de la jugulaire de Sung Jin. Envieuse de l’amour qu’il porte pour celle qu’elle n’est pas, elle se transforme, elle change étrangement de visage. Ses prunelles s’assombrissent. Et son sourire se démultiplie en une grimace étrange. Elle s’en veut de parler. En colère contre elle-même, elle plonge son visage dans le creux de son cou et reste silencieuse, humectant le parfum de Sung Jin. Ce doux parfum dont elle s’enivre souvent, ce doux parfum dont elle récupère l’odeur en rentrant à la demeure des Nahm tous les soirs durant, provoquant le regard indécis de Papa Nahm qui n’approuve aucunement cette relation. Fermant les yeux, elle essaye de ne pas y penser, de ne pas parler plus. Elle n’est pas obligé de lui affirmer ce qu’elle désire lui avouer, mais peut-être est-ce trop douloureux aujourd’hui ?

« Mi Rae est vivante. Mais… »

Elle se redresse, se colle contre son corps. Ses lèvres persévèrent et se meuvent contre les siennes, passionnelles, ferventes, violentes. La sauvagerie de Sung Jin n’est plus, mais Mo Nae semble réellement user de tout pouvoir pour se montrer supérieur et prête à tout pour l’avoir à ce moment-là. Mo Nae est persévérante et parfois très entreprenante, peut-être Sung Jin n’a-t-il pas encore remarqué la ferveur avec laquelle Mo Nae a de vouloir l’avoir à tout prix à présent ? cette ferveur qui s’est transformé en fuite il y a pourtant dix minutes de cela, peut-être même un quart d’heure auparavant. Elle ne peut plus retourner en arrière à présent, vraiment plus.

« Même si Mi Rae est vivante, tu es à moi. Elle n’existe plus à tes yeux ne ? Elle t’as brisé le cœur, je n’en ferais pas l’erreur, pas celle qu’elle a faites. Je … »

Malgré qu’elle lui annonce que son premier amour, sa meilleure amie est en fait réellement vivante, elle glisse ses lèvres jusqu’à son bas ventre et s’y attardent, dégustant la douceur de sa peau, glissant ses mains dans son caleçon, taquine. Jamais encore Mo Nae n’eut eu besoin d’user d’autant de conviction pour s’occuper de cet être qu’est Sung Jin. A chaque fois qu’ils couchent ensemble, d’habitude, c’est lui qui mène la danse, c’est lui qui se jette sur elle et qui prends son pied. Elle suit juste le mouvement, elle approuve sans broncher et apprécie le moment. Ses lèvres embrassent légèrement son bas ventre, descendant de plus en plus vers le sous vêtement de Sung Jin, mais elle ne le ôte pas, Mo Na n’en a pas la force. Elle veut juste être sienne, elle veut juste qu’il lui fasse l’amour, comme il a si bien accepté. Glissant ses doigts à l’intérieur de son caleçon, elle le fixe d’un regard malicieux, et puis elle se laisse retomber sur le côté, comme-ci tous ses désirs semblent assouvis.

« C’est à toi de me montrer ce que tu vaux, pas moi. Montre-moi que tu peux m’aimer, Sung Jin. Et… et je te montrerais ce dont je peux être capable en retour. »

Que Mi Rae soit vivante ou morte, cela n’a point d’importance dans l’esprit de Mo Nae. Ses doigts glissent dans sa chevelure et dans son dos et elle l’attire contre elle, au-dessus d’elle, soupirant de plaisir, suppliant du regard d’agir en douceur.


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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Lun 2 Jan - 19:00

« T’es vraiment méchante aujourd’hui. »

Il ne l’a bien entendu pas écoutée. Tous ses sens s’affolent, mais de ceux-ci, l’ouïe est la moins sollicitée. Le peu de son qui parvient jusqu’à ses oreilles se trouve noyé par un flot d’autres perceptions. Ses courbes et ses formes dénudées s’offrent sans réserve à son regard appréciateur. Gourmand, il voudrait les croquer, les dévorer même. La tentation le tiraille, et le parfum fruité qui s’en dégage ne fait que l’enivrer un peu plus. Le désir embrume son esprit, l’empêchant de former la moindre penser cohérente. L’espace d’un instant, il semble toutefois tenter de prononcer quelques mots. Mais une main audacieuse se faufile en dessous de sa ceinture, là où le supplice touche déjà aux limites du supportable. Tous ses muscles se contractent, et seul un râle rauque échappe à ses poumons pantelants. Ce n’est que lorsque leurs positions s’inversent et que son corps s’arrête au-dessus du sien que le jeune homme songe à reprendre son souffle et le fil de la conversation. Peu à peu, les propos de Mo Nae lui reviennent dans toute leur absurdité. Mi Rae, vivante ? S’il n’haletait pas tant, la plaisanterie le ferait presque rire. La semaine dernière encore, il se recueillait sur la tombe de la défunte.

« Tu sais que j’aime beaucoup m’amuser. Mais le jeu auquel tu as décidé de te livrer n’est pas vraiment drôle, très chère. D’abord, tu essaies de me bouder mon plaisir comme on priverait un gamin de son dessert. Puis maintenant, tu veux tout gâcher en disant des sottises… les histoires de fantômes, c’est pour les enfants. J’ai beau être immature, on est quand même un peu plus grands pour ça, mon ange. »

Sung Jin rejette naturellement l’idée. Pour souligner son incrédulité, il hausse des épaules et, refusant d’y accorder davantage d’intérêt, plonge son visage dans son décolleté. La douceur de sa peau apaise tous ces doutes qui naissent en lui, mais qu’il refuse encore d’avouer. Les mots que Mo Nae vient de prononcer résonnent à ses oreilles, mais comme un petit garçon désobéissant, il enfonce toujours plus profondément sa tête contre sa poitrine, persistant à ne point écouter ce que lui murmure sa conscience. Tenace, il ne veut point y croire et chasser toutes ces mauvaises pensées. Si Mi Rae était encore en vie, elle serait là auprès de lui. Il ne partagerait pas son lit avec une pâle copie. Ce serait l’avoir trahie. Chose tout bonnement impossible et inconcevable. Pour ne point y songer, Sung Jin s’attelle à une autre tâche. Ses mains quittent la chute des reins de Mo Nae et remontent le long de son dos. La course de ses doigts heurte les agrafes de son soutien-gorge. Il ne lui faut pas bien longtemps pour l’en débarrasser. De ses dents, il aide à libérer ses épaules des fines bretelles qui y gisent encore. Bientôt, il peut profiter de ces rondeurs laiteuses que les guipures laissaient deviner. Ce n’est pas la première fois que ce spectacle s’offre à lui, mais à chaque fois, il s’en repaît avec délice. Ses lèvres, affamées, répondent à l’appel de sa chair et se saisissent de l’extrémité de l’un de ses seins. Le mordillement espiègle se transforme vite en baisers enfiévrés qui se perdent dans tout son cou.

« C’est parce qu’à cause de tout à l’heure, tu es fâchée et tu veux te venger ? Mais je t’ai déjà promis que j’allais me rattraper et me faire pardonner. Il faut que juste que tu me laisses ma chance, non ? Pas la peine de faire de telles plaisanteries. »

Peut-être lui adresse-t-elle une réponse articulée. Mais il ne s’y attarde pas. Son buste s’est déjà redressé, et le voilà assis alors qu’elle reste allongée. Ses mains s’emploient à achever ce qu’elles ont entrepris un peu plus tôt. Le second bas rejoint les draps froissés. Il n’y a plus qu’un maigre bout d’étoffe qui la sépare de l’entière nudité, et cela ne va vraisemblablement pas durer. Ce sont d’abord ses doigts qui se promènent le long de ses jambes qu’il se plaît à maintenir écartées. Ils avancent et dansent sur sa peau ; chaque tressaillement représente pour eux une nouvelle consécration, chaque spasme une nouvelle victoire. Mais les lèvres de Sung Jin brûlent aussi de prendre part à ce succès. Elles entament leur ascension au niveau du genou ; de là, elles suivent le galbe de sa hanche. Et une fois encore, le sous-vêtement restant se trouve sur le chemin des caresses et des baisers égrainés. Mais le jeune homme poursuit son avancée ; son visage glisse doucement, ne s’arrêtant que sur le bas ventre de Mo Nae. Quant à ses paumes, elles ne se satisfont que lorsqu’elles peuvent enfin palper la chair que le tissu couvre encore. Une plus grande ferveur menace de les animer, mais le jeune homme se retient. Il a promis de ne rien brusquer ; aussi ses gestes font plus lents, presque plus attentionnés. Et quant il la dévêt de ses dernières dentelles, il reste un instant immobile, plongeant son regard dans le sien. Puis son torse s’incline jusqu’à se presser contre sa poitrine. Son cœur à lui y tambourine si fort qu’elle peut aisément le sentir. Là se trouve la réponse à la question qu’elle a posé un peu plus tôt. Oui, il a frissonné et frissonne encore.

« C’est mieux comme cela ? C’est ce que tu voulais. Voir combien je t’aimais. »

Un geste, et lui aussi se trouve nu. Son bassin se scelle au sien. Qu’est-ce qui les sépare désormais ? Un tremblement à peine, un soubresaut.

« Alors… dis moi juste que ce que tu viens de dire, ce n’est pas vrai. Que c’était juste pour plaisanter. Tu n’es même pas obliger de parler. Hoche juste la tête, nee ? Et je l’oublierai. J’oublierai tout – cette mauvaise blague, et même Mi Rae. Il n’y aura plus que toi et moi. »
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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Lun 2 Jan - 19:45

Bien entendu, il n’y croit pas une seconde. C’est peu dire si la plaisanterie qui s’échappe des tendres lèvres de Mo Nae semble réellement avoir un sens à ses yeux. Une légère moue s’installe sur le visage de la jeune femme tandis qu’il joue de son corps. Mo Nae ne puisse d’avantage se contenir de toutes les émotions qui émanent de son corps au fils des caresses auxquels il l’a soumets. Les doigts de Sung Jin s’attardent à la taquiner d’avantage quand ils glissent sur ses cuisses, et qu’ils la débarrassent par la même occasion de le seul tissu qu’il lui restait il y a encore quelques secondes de cela. Confuse de la rapidité des gestes de Sung Jin, elle ne rend pas tout de suite compte qu’ils sont à jamais liés, qu’ils ne font plus qu’un.

« Si tu me croyais, ce serait une première n’es-ce pas ? »

Mais elle ne prononce pas d’avantage de mot. Ses mains froissent les draps sur lesquels ils se trouvent et se faufilent dans la chevelure de jais de Sung Jin, s’agrippant littéralement à lui. Ses ongles s’ancrent dans sa peau, griffant celle-ci, rougit par la force de Mo Nae. Elle appartient désormais à nul autre que lui, à ce moment-là. Dehors, on peut apercevoir les quelques rayons d’un soleil qui sort de nulle part, qui sera bientôt cacher par une épaisseur de nuage grisâtre dans quelques secondes. Tandis que Sung Jin, au-dessus d’elle, s’attèle à la tâche, elle le regarde, l’admire. Elle redessine ses traits d’un regard assidu, ses doigts occupés à s’attacher à lui, s’agripper à lui. Un gémissement, puis un autre, Mo Nae ne peut définitivement pas retenir le plaisir qu’elle a de partager ce moment avec Sung Jin . Moment intime, moment des plus extrêmement rares – la tendresse des gestes de Sung Jin revient d’un miracle aux yeux de Mo Nae, car demain, quand ils se réveilleront, il l’a traitera comme avant, comme une boite de conserve que l’on rejette après utilisation. Il a gagné ce qu’il désire en usant des demandes de Mo Nae, il a finalement réussi à prendre son pied une fois de plus, goutant aux biens faits de leurs ébats plus passionnés, plus fruités qu’auparavant. Leurs bassins se mouvant l’un contre l’autre, elle ne peut réprimer des gémissements de plus accentués, des souffles saccadés, sous ses va-et-vient et ses baisers fiévreux. Elle ne demande rien d’autre que de recommencer, que d’accentuer. Elle réclame ses lèvres en glissant les siennes dans son cou, sur sa jugulaire, mordillant sa peau. Elle réclame ses lèvres en glissant ses doigts dans son dos, s’enfonçant dans sa chair par la même occasion.

« Je suis à toi, n’es-ce pas ? »

Plus d’autres mots furent prononcés à la suite de ceux de Mo Nae, Sung Jin mit fin à leurs ébats rapidement et ils se retrouvent allongés l’un à côté de l’autre sur le lit aux draps défaits. La respiration saccadé de Mo Nae ne l’a quitte pas, elle s’accentue d’avantage, quand, il se laisse retomber sur le côté. Peut-être n’a-t-elle jamais ressenti cela, en effet. Peut-être était-ce réellement ce qu’elle désire au fond d’elle depuis qu’ils couchent ensemble et se réduisent à l’état de deux loques se meuvent l’une sur l’autre depuis des mois. Mo Nae n’a jamais ressenti pareille sentiments, pareille émotions dans tout son être. Son cœur bat et ne manque pas un battement, de plus en plus fort contre sa poitrine, elle en a même mal tellement il martèle sa cage thoracique.

« Nee, Sung Jin… On recommencera ? C’était… Enfin… »

Confuse de ses propres mots, elle cache son visage sous la couverture qu’elle ramène contre elle, cachant ainsi son corps dénudé de tout tissu. On peut y apercevoir des bleus éparses sur certaines parcelles de son corps, là où Sung Jin a trop insisté en enfonçant ses dents, ses lèvres ou ses ongles. Elle sourit doucement, dans son coin, et n’ose tourner son visage vers lui. Elle ferme les yeux et imagine presque une vie où elle aurait pu être une humaine dans ce lit et non cet androïde alpha, qu’il croit qu’elle est. Frustrée par ses propres pensées, elle se tourne rapidement vers lui et redessine les muscles de son bras posé sur le drap qui les couvre. Mo Nae glisse sa jambe droite au-dessus de la sienne et s’accroche littéralement à lui, se rapprochant dangereusement.

« Tu ne peux m’aimer, ne ? Mi Rae… Je ne pourrais jamais la remplacer. Je ne pourrais jamais être aimé comme tu l’aimes, ne ? Il n’y a finalement pas que nous… il y a Mi Rae, toujours. Et encore. »


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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Mar 3 Jan - 18:13

C’est lorsque leurs étreintes se brisent que Sung Jin la trouve la plus belle. Elle gît alors à ses côtés, telle une poupée désarticulée, toute essoufflée du plaisir qu’il lui a procuré. Sa poitrine se soulève à un rythme irrégulier, tandis que sa peau frémit encore sous ses doigts taquins. Il sait qu’elle n’est qu’une machine, réglée pour seulement paraître aimer et désirer. En son sein, résident tous ces rouages savamment agencés qui encrent chacun des gestes qu’elle esquisse dans une mécanique qui lui échappe. Même la dilatation et la rétractation de ses pupilles s’élaborent sans doute selon des calculs compliqués. Est-ce sous ses caresses que d’ordinaire, Mo Nae gémit, ou la jeune femme ne fait-elle que se conformer à un plan préétabli ? Sung Jin l’ignore. Souvent, il la pousse dans ses derniers retranchements, quitte à la malmener, quitte à l’abîmer. Les limites de la décence et de la correction le retiennent à peine ; la pression de ses hanches contre les siennes s’accentue toujours plus, ses mains découvrent à chaque fois des parcelles qu’elles n’avaient jamais assez explorées, ses baisers gagnent sans cesse en voracité. Mais rien ne l’assure jamais qu’il dépasse ce pour quoi elle est programmée. Néanmoins, quand il la voit, étendue là, les cheveux épars sur l’oreiller, le corps tremblant, il sait. Aussi une pointe de fierté se mêle à son sourire satisfait.

« Il me semble que ce n’était pas Mi Rae que j’avais entre mes bras il y a quelques minutes. Celle qui soupirait, celle qui haletait… c’était toi, non ? Tu sais, pour… ce genre d’activités, il faut un minimum de concentration. Ne me dis quand même pas que, toi, t’étais en train de penser à un autre que moi… ? »

Dans ces moments-là, parler de Mi Rae le met mal à l’aise. Le jeune homme éprouve rarement de la gêne, mais cette fois-ci, il ne peut y couper. La langueur qui engourdit chacun de ses membres témoigne assez de la ferveur de leurs baisers, de la passion qui les a animés, de la volupté à laquelle il s’est livré tout entier. Les draps froissés et les couvertures rejetées le trahissent aussi de manière éloquente. Un tel emportement laissait-il la place à la moindre pensée, au moindre souvenir, à la moindre distraction ? Non. Certainement pas. Pour se donner ainsi sans réserve, il fallait se trouver convoqué corps et âme liés. Mi Rae. L’espace d’un instant, Sung Jin l’a réellement oubliée.

« Mais tu as raison. Il faut recommencer. Pour vérifier, bien sûr. »

Avec ces quelques mots, il s’agit d’abord de détourner la conversation d’eaux trop troubles. Mais la nécessité sait très bien s’allier au désir qui déjà renaît. Et qui serait Sung Jin pour protester quand l’utile peut se joindre à l’agréable ? Un sourire amusé joue sur ses lèvres. L’entrelacs de leurs jambes exténuées se resserre, alors que lentement, son corps repasse au-dessus du sien. Une lueur de défi brûle dans le fond des yeux de Mo Nae et ravive chez lui les instincts les plus joueurs. Du bout des doigts, il joue avec l’une de ses boucles ébène. Celle-ci le mène jusqu’à la naissance de sa poitrine. Il y dépose sagement un baiser, un seul. Puis il hume son parfum, son visage regagnant le creux de son cou. Enfin, sa langue glisse sur ses lèvres, mais ne s’y attarde pas, effleurant plus qu’elle ne touche réellement. Son front se pose sur le sien. Quand Sung Jin reprend la parole dans un murmure, leurs deux souffles se confondent sensuellement.

« On pourrait reprendre au moment que je préfère. Quand tu répètes mon nom et que tes hanches se soulèvent du lit pour en redemander… »

Il aime quand elle rougit. D’ailleurs, il sait pas vraiment pourquoi. Mi Rae ne s’empourprait jamais. Laisser transparaître ses émotions l’écoeurait. Mo Nae ne fait pas tant de secret ; on l’ouvre comme un livre, et ce qu’elle ressent se lit sur chacun des traits de son visage. Même la façon dont ses muscles se crispent ou celle dont son dos se cambre sont expressives. Cette sincérité, cette candeur presque, lui plaît et l’attire. C’est pourquoi il s’amuse tant à la railler, à la plaisanter, à l’aguicher. Son bassin frôle celui de la jeune femme. Une fois, puis deux, puis trois… Le contentement ne viendra que lorsqu’un soupir lui aura échappé, prouvant qu’elle veut davantage, qu’elle le veut, lui. Mais Sung Jin se relève finalement. Le voilà bientôt hors du lit, un drap noué autour de la taille. Il n’a pas oublié combien elle a failli le frustrer tout à l’heure. Qu’elle se languisse de lui, et elle sera peut-être pardonnée. Un air narquois ourle ses traits, alors qu’il se tourne et se dirige déjà vers la cuisine. Ce n’est que sur le pas de la porte qu’il lui adresse la parole.

« J’ai faim. Reste pour dîner. Et si tu sage, je pourrais réessayer de te rassurer. De te montrer que, même si tu n’es pas Mi Rae… »

Sciemment, il n’achève pas la phrase et quitte la pièce.
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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Mar 3 Jan - 19:21

Une légère moue s’installe sur le visage de Mo Nae, ses yeux crépitant de plaisir et de colère à la fois. Il joue encore. Il l’a fruste encore. Soupirant, elle s’assoit sur le rebord du lit et le laisse partir presque à contre cœur dans la pièce adjacente. Mo Nae se fiche bien de ne pas être Mi Rae – si au contraire elle l’était, peut-être ne serait-elle pas fini par mettre une conclusion à tout cela. La chaleur qui s’émane de leurs deux corps provoque encore d’innombrables frissons en elle. Elle tente de calmer les battements de son cœur, sa main posé sur sa poitrine. Pourquoi, elle, un simple androïde doté d’une centaine de rouage à l’intérieur d’elle, pourrait-elle vraiment ressentir autant d’émotions à cause des douces pulsions de Sung Jin qui les ont conduits par la suite dans ces pièces de tissu froissés, montrant ainsi la ferveur avec laquelle ils ont partagé ce moment. Déglutissant difficilement, elle se lève sur ses deux jambes. Les deux bouts de ferraille qui les représentent tremblotent encore d’excitation et ne parviennent à atteindre ses sous-vêtements et un t-shirt immense que cinq minutes après le départ de Sung Jin de la chambre. Elle ressent encore les baisers doux et mielleux de Sung Jin sur sa peau. Ses doigts qui se promenaient par erreur auprès de son intimité, taquinant ainsi cette douce petite chose que Mo Nae peut être, si sensible, si fragile. Nerveuse de tant d’incompréhension dans tout son être, elle se laisse guider à petit pas dans la cuisine l’observant de son petit coin s’activer à la tâche.

« Et qu’est-ce que monsieur ferait pour me faire croire qu’il… Je n’ai pas besoin d’être rassurer, d’ailleurs, je ne compte pas réellement rester. Appah… »

Ses mots se bloquent dans sa gorge. Elle frisonne doucement, les mots stridents et froids de Sung Jin glissant dans son esprit comme une vague se déferlant sur les rochers d’une falaise. Elle se rappelle. Personne ne l’aime. Personne ne se soucie de ce qui pourrait lui arriver. Si il s’avère qu’elle ne rentre pas ce soir, serait-ce vraiment grave ? Serait-ce pris comme un acte scandaleux que de rejoindre le meilleur ami de sa « jumelle » pour coucher simplement avec lui ? Serait-ce pris d’un mauvais œil qu’elle veuille tant qu’il l’apprécie à sa juste valeur ? Grimaçant, ses doigts s’accrochent au rebord de la table devant laquelle elle se tient. Ses jambes claquantes et douloureuses sont presque prête à céder sous son poids, mais elle fait mine de rien et l’admire toujours en silence, dégustant cet instant que de le voir pratiquement épanoui. Mo Nae semble presque rêvée. Ce rêve qui démarrait tel un cauchemar tournait mal, et pourtant, devenant réalité, elle nage dans une bulle de douceur et apaisement. Elle se rapproche de lui à pas de loup tandis qu’il tente de casser des œufs à sa manière. Manière qu’il détient surement de Mi Rae puisque, aux souvenirs les plus profonds de la jeune femme, elle aussi ne savait pas manier une cuillère ou un fouet ou même casser des œufs sans y mettre des coquilles. Le troisième œuf se voit jeter sur le plan de travail. La sauvagerie de Sung Jin refait doucement surface sous les yeux de Mo Nae, mais celle-ci, agis, contre toute attente, à ses côtés et dépose ses paumes sur ses mains, ses doigts glissant lentement entre les siens. Tout le corps de Mo Nae est tendu. Ses muscles se resserrent à la douceur de sa peau. Son souffle se coupe peu à peu en de légères pressions d’air. Et puis ses lèvres tremblotent, mais elle n’y fait pas attention. Son regard planté dans le sien, elle se mords la lèvre.

« Te bile pas, j’veux juste pas que tu réduises notre diner en une bouillie d’œufs en coquille. »

C’est ce qu’on dit dans ce genre de situation. On cherche une excuse pour ne pas se sentir mal, se sentir mal à l’aise. D’ailleurs, pourquoi son cœur bat aussi fort dans sa poitrine ? Pourquoi elle tremblote de tout part de son corps à l’idée de le toucher ? Elle l’a pourtant touché, taquiné, longuement, pendant des heures, depuis des mois - alors pourquoi tant de recul tout d’un coup ? Mo Nae frisonne et recule abruptement, surprise elle-même des soubresauts qui la torturent d’avantage.

« Argh. Je … En fait, fais un diner pour toi tout seul. Je pars. »

Sous un coup de tête, sous le coup de trop d’émotions, elle rebrousse le chemin dans le salon, récupérant ses effets personnels, dont son chemisier déchiqueté par la force colérique du garçon quand elle a voulu fuir. Voilà ce qu’il advient quand on cherche Sung Jin, elle aurait dû le savoir depuis déjà longtemps. Enfilant sa jupe d’un geste rapide, et pourtant désarticulé, elle tremblote à vive allure, ses gestes ne ressemblant plus réellement à grand-chose. Elle est même obligé de s’assoir sur le rebord du lit pour tenter de calmer les soubresauts incompréhensibles qui la traversent avec tant d’ardeur et d’intensité. Peut-être l’a-t-il finalement dérégler ? Peut-être n’est-elle plus faite pour ce genre de chose ? Peut-être que simplement… Mo Nae a peur. Elle a peur qu’il s’attache finalement à elle, et que Mi Rae puisse lui en vouloir. Mo Nae réfléchit bien trop, mais cela dit elle n’a pas tort, peut-être que Mi Rae se réveillera un jour et qu’elle retrouvera Sung Jin, comme avant, et que là, elle sera la rejeté, à nouveau. Autant éviter cela dès maintenant, autant éviter de s’attacher d’avantage encore.

« Je m’excuse. Désolée de t’avoir fait attendre pour prendre ton pied. Désolée d’avoir tenté de fuir. Mais tu m’as eu. Tu as même profité de l’instant pour me faire frissonner d’envie. Bravo. Si je ne réfléchissais pas un tant soit peu, je serais déjà au-dessus de toi dans cette cuisine à te barbouiller de je ne sais trop quel substance qui se trouve dans ce saladier. Mais… Mais… je devrais partir. Ce serait mieux. Pour toi. Pour … n… nous. »

Déglutissant difficilement, elle reste immobile dans le couloir entre la cuisine et le salon, le chemisier appartement à Sung Jin encore ouvert, dévoilant ainsi ses courbes et son sous-vêtement en dentelle noir. Son regard est vide. Ses yeux globuleux ne savent plus quoi regarder, qui admirer. En fait, Mo Nae ne sait plus à qui se fier, à quoi se fier. Dans son esprit tout tourne pas rond. Elle… l’aimerait tant que ça ?


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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Mer 4 Jan - 7:49

Un soupçon d’incompréhension peut se lire dans le regard de Sung Jin. Le jeune homme ne saisit pas ce qui a provoqué ce brusque changement d’attitude. Il y a quelques minutes encore elle demandait à recommencer. Mais voilà qu’elle fuit à nouveau, qu’elle rassemble ses vêtements qui jonchent le sol et les enfile pêle-mêle. Ses sourcils se froncent alors qu’il l’observe en silence. En son sein, monte un peu de colère. La versatilité des humeurs de Mo Nae le trouble et le contrarie. Que veut-elle à la fin ? Doit-il tomber à genoux devant elle et lui déclarer son amour éternel comme dans les mauvaises séries à l’affiche desquels il se trouve ? Même s’il le faisait, elle ne serait même pas contente, sachant que ce ne serait sincère. On ne prend jamais au sérieux quelqu’un qui promet la lune et les étoiles. Quoiqu’il dise quoiqu’il fasse, cela ne semble jamais assez. Mais il n’a rien d’autre à donner. Dans sa poitrine creuse, toujours la même béance demeure ouverte et impossible à colmater. Pas la peine d’insister.

« Tu ferais mieux de ne pas t’écouter réfléchir dans ce cas. Cela nous rendrait les choses plus faciles pour tous les deux. Je suis certain la mixture qui attend dans ce plat serait bien plus appétissante s²i on la dégustait comme tu le proposais. »

L’ironie perce dans ses propos, mais elle ne s’avère pas aussi tranchante comme au début de leur entrevue. Comme Mo Nae aime à le répéter, il a déjà eu ce qu’il voulait. « Il a pris son pied. » Rien ne le contraint à la retenir, libre à elle de s’en aller. Voilà ce dont il essaie de se persuader. Sans succès. Son regard se pose sur sa silhouette échevelée, et il ne peut pas s’empêcher de venir se poster devant elle. Ses bras agissent comme de leur propre initiative, enlaçant sa taille. Alors qu’il l’attire dans la cuisine à sa suite, il la caresse, la cajole presque. Son argument, cette fois, n’est plus la force, mais la tendresse. D’un geste souple, il l’aide à se hisser comme une fillette sur le plan de travail. Quelques une de ses boucles de cheveux sont emprisonnées dans la blouse trop ample dont elle s’est négligemment vêtue. Ses doigts les libèrent avec délicatesse et prévenance.

« Tu ne veux pas vraiment rentrer. Tu ne peux pas rentrer d’ailleurs. Cette chemise, j’y tiens – tu ne peux pas me la voler. » Tout en parlant, il en écarte les pans avant de se saisir de sa talle et d’enfouir son visage dans son cou. « Cette peau, ce goût, ce parfum… j’y tiens aussi. Tu ne peux pas me les voler non plus. »

Le miel de ses paroles se joint à la douceur de ses gestes. Ses lèvres longent sa jugulaire, atteignant bientôt la jointure de sa mâchoire. Là, montant un peu, il lui est facile de mordiller le lobe de son oreille. Ses mains, quant à elle, ne demeurent pas bien longtemps inactive. Aussi rapidement que Mo Nae les a remis, elles s’appliquent à la débarrasser de ses habits. La jupe tombe sur le sol, la chemise lui tient bientôt compagnie. Mais ils ont déjà joué à cela, et ce n’est pas ce qui a ôté à la jeune femme l’envie de partir. Il faut donc innover et se montrer plus imaginatif. Sung Jin ouvre donc le placard qui est derrière elle et en sort un pot de confiture. Cerise, sa saveur favorite. D’abord, il n’en dépose qu’une infime quantité sur le bout du nez de Mo Nae, pour titiller et éveiller son appétit. Un baiser en efface promptement tout trace. Mais il ne s’agissait là que de l’entrée. Sur sa clavicule, s’amoncellent ensuite cuillerées sur cuillerées, jusqu’à l’édifice s’écroule en un fleuve sucré qui ruisselle sur ton son buste. D’un regard amusé, Sung Jin voit la traînée se dessiner. Sa langue ne tarde pas à en suivre la trajectoire. Le périple lui fait explorer sa gorge, l’arrête à la naissance de sa poitrine, puis il lui fait se frayer un chemin entre les deux seins. C’est enfin une descente jusqu’au nombril. Le sous-vêtement sous lequel le coulis a glissé l’empêche de suivre aussi fidèlement le tracé, mais peu importe. Ses baisers s’égrainent sur le tissu avant de s’égayer, épars, au niveau de l’entrejambe. Sung Jin sent Mo Nae trembler. Si, à cet instant, elle se levait, ses genoux ne la porteraient sans doute pas. Tant mieux. Incapable de marcher, au moins, elle ne fuira.

« T’essaies encore de me priver de dessert. Pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai encore fait ? »

Il pose calmement la question. Alors qu’il se tient agenouillé devant Mo Nae qui le surplombe, la tête nonchalamment posée sur sa cuisse, une de ses mains choyant distraitement de caresses, son visage se pare de quelque chose d’étrangement enfantin. Il veut juste savoir, il veut juste comprendre. Comme un silence s’installe, il reprend la parole.

« Pourquoi… pourquoi tu m’appelles pas oppa ? Ou sunbae… ? Tu sais, comme les autres filles qui me demandent des autographes ou comme les autres actrices de la chaîne… T’es… T’es différente. T’es différente de Mi Rae. Tu l’as promis… Tu ne me feras jamais de mal comme elle l’a fait, nee ? Je te crois, je veux te croire. T’es différente des autres alpa. Elles… elles se ressemblent toutes. C’est toujours les mêmes gestes, les mêmes mots, les mêmes expressions. D’ailleurs, c’est bizarre. Toi, t’as pas de code barres… Elles en toutes d’habitude, apposés par l’usine dont elles sortent. T’en as nulle part – j’ai vérifié. C’est pour ça qu’on dirait que t’es presque humaine… Mais t’es aussi différente des autres humaines. Parfois, elles paraissent plus artificielles et fausses que toi. T’es différente parce que t’as l’air si vraie. T’es peut-être qu’un jouet, mais mon jouet – qu’une poupée, mais ma poupée – qu’une boîte de conserve, mais ma boîte de conserve. Et je laisserai personne d’autre te toucher. Parce que j’ai besoin de toi. De toi, Mo Nae. Ma Mo Nae. »

Au fur et à mesure qu’il parlait, Sung Jin s’est relevé. Sa tirade s’achève dans un léger baiser. Il la regarde dans les yeux, il l’enlace. Ce n’est peut-être pas une déclaration aussi romantique que dans les dramas. Mais il a essayé, il s’est dévoilé, et cela l’angoisse un peu. Alors son emprise se resserre.

« Tu vois que j’ai faim. L’inanition me fait dire des bêtises. Je crois qu’il me faut encore du sucre… »
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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Mer 4 Jan - 13:16

Peut-être que les flammes naissant au creux de ses iris brulent d’intensité à force de se sentir vulnérable sous ses caresses, sous ses baisers, sont la preuve inavoué qu’elle ne puis partir aussi rapidement, qu’elle ne puis le laisser dans la cuisine et s’efforcer de rentrer chez elle, vêtue négligemment ou non. Mais il en a bel et bien décidé autrement, encore une fois il se moque d’elle et la vulnérabilité de la jeune femme s’accentue sous la langue qui rend faible chacun de ses muscles. Elle frissonne de plaisir mais ne dit pas un mot. A vrai dire, Mo Nae ne sait que penser de tout cela. A vrai dire, Mo Nae ne réfléchit plus à une énième éventualité qui pourrait exister ou non – elle se laisse juste faire, se laisse juste aller dans le sens qu’il désire. Quand il l’enlace, serrant ses bras autour de sa taille un peu plus fort, elle entend les quelques battements du cœur de Sung Jin s’accélérés avec effroi et stupéfaction. Sa tête se pose définitivement sur son épaule, son visage s’enfouissant dans son cou en souriant. Elle embrasse sa clavicule et relève son regard vers lui, ses lèvres se posent sur son menton, remontant doucement jusqu’à ses lèvres. Et puis ses jambes entourent le bassin de Sung Jin, prétextant ne plus avoir de force pour réellement faire quoi que ce soit d’autre. Ses lèvres se meuvent contre celles de Sung Jin et sa langue perce à jour le secret de la réussite qui s’annonce pour le garçon. Taquinant la langue de Sung Jin, elle resserre par la même occasion ses bras autour de son cou, ses ongles s’enfonçant dans le dos du garçon. Accolé au placard derrière elle, elle semble ressentir beaucoup plus le bois frais dans son dos que les secondes auparavant. Elle s’accroche à lui, féline, en proie à un débordement d’émotion et se laisse glisser sur son corps, tombant à la renverse avec lui sur le sol dur et froid de la cuisine. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres. Victorieuse, ses lèvres viennent embrasser chacun de ses muscles et ses abdos, descendant en ligne directe vers son bas ventre, qu’elle taquine part de petits cercles produit par sa langue seule.

« J’ai faim moi aussi. Alors… On devrait arrêter pour le moment et vraiment se rassasier, erm, réellement. »

Elle ne pense pas une seule seconde ce qu’elle dit, mais sage de ses mots elle s’accroupit et recule contre le placard derrière elle, attendant patiemment qu’il se redresse et la réprimande de le laisser hors d’haleine. Pourtant, elle désire au plus profond d’elle de ne faire qu’un avec lui, pour quelques minutes, quelques heures encore. Mo Nae hoche la tête négativement, comme agacé par ses propres pensées et se lève en même temps que le garçon qu’elle plaque contre le frigo derrière lui.

« Je reste, pour cette fois. Mais à huit heures, je quitte ton appartement et on n’en reparle plus. »

Bien sûr que Mo Nae est différente. Si il savait à quel point il ne coucherait définitivement plus avec elle, sans doute. Mais Mo Nae n’est pas l’androïde qu’il croit être, elle est tout juste nouvelle dans la société – illégale, on dit qu’elle est une alpha, mais aucuns codes barrés se trouve dans son cou ou sous son poignet – mais son cœur bat tellement réellement qu’on croirait que le son qu’il échappe de sa poitrine raisonne comme celle d’un réel humain. Un sourire tendu se dessine sur ses lèvres. Si il savait, il ne comprendrait peut-être pas. Mais es-ce la faute de Mo Nae dans ce cas, ou simplement celle de Mi Rae et des parents Nahm ? Dans tous les cas, il semble impossible qu’elle puisse prononcer ces quelques mots bloqués dans sa gorge. N’est-ce pas, d’ailleurs, la première fois qu’elle tremble de peur à l’idée de lui dire la vérité ? n’est-ce pas, d’ailleurs, la première fois qu’elle a peur de le perdre ?

« Et je te somme d’arrêter de me prendre pour un jouet, une poupée ou même une boite de conserve. Une boite de conserve n’a pas de prénom, encore moins un jouet. Bon, une poupée à priori mais ce sont les gamines qui les possèdent qui les choisissent. Mon nom est Mo Nae, si tu pouvais juste t’en rappeler. Et… me.. toucher ? Ce n’est pas bon pour toi d’être possessif, mon cher, ce n’est marqué nulle part que je suis ta propriété, n’est-ce pas ? Alors je couche avec qui je veux, que tu le veuilles ou non – t’as Mi Rae après tout, elle aussi elle te traitait tout de même bien, de ce que je sais, hein. »

Pourquoi remet-elle toujours le nom de Mi Rae sur le tapis ? veut-elle vraiment qu’il couche une seconde fois avec elle, pris de colère et de violence comme avant ? Ce n’est sans doute pas son intention, mais l’idée de lui mentir triture son esprit comme on triturait avec anxiété une de ses mèches de cheveux retombant sur son visage.

« Enfin… bref. Si tu veux. Je suis ta Mo Nae. Mais ta Mo Nae partira à huit heures, que tu le veuilles ou non. Il faudrait juste commencer à préparer quelque chose à manger, et… se… coucher. Je tombe de fatigue... Personnellement. »

Contrairement à lui, elle ne se déclare pas ; Pourquoi le ferait-elle alors qu’elle n’est pas sure elle-même de ce qu’elle ressent pour lui ? Souriant doucement, elle dépose son index sur le nez du garçon avant de se tourner vers le plan de travail en chantier par leurs ébats excessivement dangereux. Elle ne sut vraiment pas par où commencer avant de sortir un paquet de tartines à griller, de refermer le pot de confiture entamé, de sortir la poêle qu’elle mit à préchauffer et de se tourner vivement vers le garçon toujours entouré par le simple drap blanc. Le vice qu’ils mettaient en œuvre à chaque seconde qui les séparaient de leur « dernière » fois monte encore dans le corps de Mo Nae, tremblant de honte et de plaisir par la même occasion. Elle a honte de ressentir de tels émotions pour une unique personne – celle qui semble pourtant la détester au point de la faire flancher en dégustant simplement la saveur d’un coulis de confiture sur son corps. Toujours vêtue de ses simples sous-vêtements, elle s’approche à petits pas, et elle empoigne le drap accroché à sa taille et le colle contre lui rapidement, son bassin accolé au sien, elle murmure.

« Et si tu es sage, tu auras le droit à une collation bonus. »

Un sourire goguenard ourle ses lèvres et elle lâche précipitamment le drap pour retourner à sa préparation, silencieuse et taquine.


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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Jeu 5 Jan - 17:25

« Il y a beaucoup de choses que tu compte faire ‘que je le veuille ou non’. Si tu crois que t’auras la force ou l’envie de repartir demain matin, alors soit. Je te laisserais y aller. »

Sung Jin n’ajoute rien d’autre. Adossé au frigo, il se remet tant bien que mal du désir qu’elle s’est amusée à faire monter en lui. Le drap en cache à peine les effets, et il lui faut profondément respirer pour se maîtriser. Mais malgré toutes les tensions qui parcourent son être frémissant, il demeure immobile, se contentant de l’observer. Elle prépare le dîner, elle s’affaire, elle reste concentrée. Il la surprend en mettant docilement la table. Deux assiettes, au lieu d’une. A cette seule vue, un sourire inexpliqué se peint sur ses traits. Ce n’est pas grand-chose, mais cela trompe sa solitude ordinaire. Il aime ça, il adore ça et continue d’apprécier. Le repas se déroule en un silence inhabituel. Entre eux, les moments de qiétude sont rares, toujours entrecoupées de respirations saccadées et de gémissements sonores. Et pourtant, quand ils finissent tous deux de manger, pas un mot n’a été échangé. Une sorte d’électricité charge l’air ; c’est le calme avant la tempête, mais l’orage se profile déjà à l’horizon. Mo Nae se lève pour débarrasser, mais Sung Jin, toujours assis, l’arrête par le poignet et l’attire face à lui. Ses formes bien dessinées, tentatrices et alléchantes, s’offrent toujours à sa vue ; la lingerie fine les voile à peine. Son regard peut donc s’en délecter jusqu’à sa satiété. Là, à la naissance de la poitrine, il remarque une tâche vermeille et quelques morceaux de fruit, restes de sa précédente mise en bouche. Un air amusé lui vient

« T’as oublié quelque chose dans ton programme. On ne doit pas seulement manger et aller au lit – aussi attrayante soit cette perspective… une douche s’impose aussi. M’enfin… dans ma grande bonté, je veux bien t’aider à tout nettoyer. »

Sans attendre de réponse, il s’exécute. Sa langue cueille consciencieusement éclats de cerise. Mais ses lèvres sur sa peau laiteuse se révèlent bien vite plus gourmandes. Elles goûtent plus voluptueusement aux seins ; l’une des bretelles a glissé, découvrant la pointe d’un d’eux. Du bout des dents, Sung Jin s’en saisit alors que ses mains s’attèlent à rapprocher le corps de Mo Nae du sien. La chute de ses reins intéresse particulièrement ses doigts qui s’y attardent et y tracent mille et uns dessins, descendant toujours plus pas, bataillant finalement avec le rebords du sous-vêtement. Il a toujours faim ; mais cela n’a strictement plus rien à voir avec son ventre.

« Tu couches certes avec qui bon te semble, mais avoue que je suis quand même ton préféré. Les autres, ils savent pas. Ils savent pas que ta nuque est particulièrement sensible. Ils savent pas que c’est le noir qui te va le mieux. Ils font pas attention à tout cela, ils te connaissent pas aussi bien. Donc ils savent pas… te faire autant d’effet que moi. Avoue. Tu veux pas, nee ? T’es particulièrement injuste. Tu insistes toujours pour te montrer ce que je ressens, mais toi… tu lâches jamais rien. Injuste, mon cœur, injuste. »

Sous ses baisers, la poitrine de Mo Nae s’anime. Elle se soulève et s’abaisse sous des souffles irréguliers. Les battements du cœur y résonnent à tout-va. Le trouble est communicatif – les gestes de Sung Jin se gagnent en passion et en ferveur. Il l’attire une fois encore contre lui, de sorte à ce qu’elle tombe assise, sur ses genoux, une jambe de chaque côté de son bassin. Leurs visages sont enfin à la même hauteur. Ses lèvres heurtent les siennes, mais ne forcent rien. Sa langue se mêle à la sienne. L’air commence à leur manquer, mais le baiser se prolonge, sourd à toute raison. Si Mo Nae tente de reculer, Sung Jin maintient immédiatement sa tête à proximité. Mais il la libère bientôt de son étreinte, et ses mains glissent sur sa nuque. Un geste leste suffit à défaire les agrafes du soutien-gorge. Leurs bouches se séparent enfin, mais leurs fronts demeurent scellés. Il chuchote alors lascivement.

« Je veux l’entendre de vive voix. Tu m’aimes, je le sais, ne nie pas. Dis-le juste… »
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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Jeu 5 Jan - 19:11

« Et si je ne dis rien ? Et si je me tais et que je reste muette jusqu’à ce que tu oses me faire frissonner de plaisir comme tu en as pris la tendance habitude ? Tu feras en sorte que je gémisse sous tes caresses, que je me cambre sous tes lèvres brûlantes, mais sérieusement, si c’est ce que tu désires… Trouve un autre moyen de m’arracher les mots des lèvres, mon ange. Ce n’est pas gagné d’avance. »

Il joue beaucoup trop d’elle, mais elle ne s’en plaint pas pour autant. Assise sur ses genoux, elle entoure son bassin de ses jambes, et ses lèvres s’emparent à son tour des siennes, se mouvant avec acuité et légèreté. Ses baisers se succèdent sur la peau de Sung Jin. Ses baisers se démultiplient, fiévreux, intenses, ils en redemandent un peu plus à chaque instant, à chaque seconde qui sépare ta poitrine animée et son torse bouillonnant de passion. Elle échappe un léger soupir et son visage s’enfouit au creux de son cou, mordillant la peau de son cou, taquine. Ses paupières se referment et elle resserre ses jambes autour de son bassin et ses bras autour de ses bras, s’accolant un peu plus contre lui, haletante.

« Oui… Je t’aime. Oh que oui je t’aime. Depuis que je connais simplement ton nom, mon cœur ne bat que pour toi. Comme celui de… Mi Rae… Mais. On s’en fiche. C’moi qui t’aime. Pas elle. C’est moi qui t’avoue à quel point mes pensées ne se tournent que vers toi, à quel point tes doigts sur ma peau me font frissonner de plaisir. Guh. Je déteste vraiment les déclarations d’amour, tu sais ? T’es puérile comme gars, tu fais en sorte de rendre impuissante la fille que t’as entre les mains et tu fais tout pour qu’elle dise ou fasse c’que tu désires. Pauvre gamin. »

Ses doigts s’attardent à caresser sa chevelure, tendrement, et ses prunelles sombres sont plongés dans celles de Sung Jin, fondant totalement dans son regard, elle ne détourne pas le regard. Un léger sourire s’installe sur ses lèvres, on dirait presque une amoureuse aveuglé par ce qu’elle ressent pour la personne face à elle. Mais elle finit par jeter un regard à la vaisselle dans l’évier et de tenter de se faufiler hors de son filet protecteur. C’est surement en vain qu’elle tentait de reculer, et que le dernier tissu qui protégeait sa poitrine de tout regard cède en glissant le long de ses bras et de retomber à côté d’eux. Elle échappe un rougissement sur ses joues rondes qui d’apparence ne semblait pas aussi intense que maintenant. Elle ramène ses mains contre ses joues et ferme les yeux. Mo Nae n’aime pas qu’on la trouve jolie quand elle rougit. Mo Nae n’aime pas qu’on la regarde quand elle rougit. Mo Nae n’aime pas rougir, tout simplement. Elle dit que cela dévoile trop ses facettes. Elle dit que cela montre à quel point elle peut être faible face à son interlocuteur – face à Sung Jin, en l’occurrence. Affaibli par tant de soubresauts et frissons qui émanent de son corps, elle se laisse glisser contre Sung Jin, s’accroche presque à lui. Ses doigts se frayent un chemin dans son dos, redessinant la courbe de sa colonne vertébrale jusqu’à sa nuque qu’elle embrasse de ses douces lèvres avant de rejoindre ses lèvres à lui.

« Je t’aime… pauvre gamin. »

Elle émet un léger sourire et glisse de ses genoux pour se hisser sur ses pieds à ses côtés, attrapant ses mains, entrelaçant ses doigts. Elle l’attire contre elle, s’accoude à la table derrière elle et puis leurs baisers redeviennent insoutenable, insupportablement enivrants. Elle halète. Elle gémit. Elle en veut. Ses doigts se faufilent sous le drap qui entoure la taille de Sung Jin et effleure peu à peu son bas-ventre. Ses lèvres trop occupés à déguster les siennes. Sa langue trop occupé à partager son désir avec celle de Sung Jin. Mo Nae se hisse sur le rebord de la table et entoure à nouveau son bassin de ses jambes, s’accrochant à lui, se hissant contre lui. Ses reins la soulève à sa hauteur pour l’embrasser avec plus d’entrain et puis elle se laisse retomber douloureusement sur la table en frissonnant.

« Il vaudrait mieux… La douche. Fin. Il faudrait prendre une douche. J’y vais en première ou … ? »

Déglutissant difficilement, elle se redresse et dépose un baiser sur le bout de son nez, ses mains posés sur les hanches de Sung Jin. Jamais encore Mo Nae ne s’est senti aussi lié à Sung Jin qu’auparavant. Jamais encore Mo Nae ne s’est senti plus entreprenante que cela. Son corps git encore sur tout le long de la table, mais ses coudes lui ont permis de se redresser pour se rapprocher à nouveau de lui. Son corps l’appelle ; tel un aimant, elle s’accole à lui ; tel un aimant, elle ne puis se détacher de lui.

« Ou sinon, on économise… »

Ses lèvres capturent les siennes sans peu d’efforts. Ses dents s’enfoncent dans la chair de sa lèvre. Mo Nae veut beaucoup plus en fin de compte.

« C’est toi que je veux. Personne d’autre… Mon… Erm… amour ? »

Mais ça sonne trop étrangement de sa bouche pour qu’elle le prenne sérieusement.


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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Sam 7 Jan - 11:20

Sung Jin ne répond d’abord rien. Sous le coup de l’euphorie et de l’allégresse, le cœur lui bat un peu plus fort que de coutume. Il goût à ses aveux comme il a déjà tant de fois savouré sa peau – avec gourmandise et volupté. Son triomphe lui paraît complet, et il vient bientôt cueillir les fruits de sa victoire. Son buste s’incline donc et avance jusqu’à ce que Mo Nae se retrouve étendue sur le plateau de la tableau, sous lui. Leurs lèvres ne tardent pas à se rencontrer – le contact commence cependant tout en légèreté. Elles s’effleurent, se frôlent, s’apprivoisent doucement. C’est dans un sourire espiègle qu’il l’embrasse enfin, laissant courir ses mains sur sa poitrine que plus rien ne recouvre désormais. Aux caresses affamées, se joignent bientôt les baisers avides. De combien de ceux-ci se sont-ils mutuellement choyés depuis de la soirée ? Des milliers sans doute, des millions peut-être. Il l’ignore, mais ne sen lasse aucune. Même la langoureuse fatigue que les heures s’écoulant ont déposée sur ses membres engourdis ne saurait l’arrêter. Sa ferveur et son désir se révèlent sans fin. Pire même, chaque instant qui passe l’accentue et le ravive. Il veut plus, toujours plus. Ses lèvres filent désormais à une vitesse vertigineuse le long de son abdomen. Les frémissements de la peau de son ventre plat le ravissent, mais ne le rassasient pas. Son appétit grandit, et le tissu qui reste à Mo Nae n’entame pas cette montée d’adrénaline. Sung Jin fait vivement glisser le long de ses jambes. Même cela paraît prendre un temps infini ; son impatience est si grande qu’il déchirerait bien le bout d’étoffe pour couper court à l’attente.

« T’aimes pas les déclarations d’amour, nee ? C’est étrange ; tu en réclames pourtant tout le temps. Je suppose que tu as dû changer d’avis. Tant pis. Et dire que je m’apprêtais à exaucer ton vœu… »

Elle s’est redressée, assise face à lui. Leurs instincts les guident ; tous deux savent où ceci va mener, et les gestes qu’il leur reste à esquisser leur viennent aisément. Mo Nae entoure son bassin de ses jambes, et se saisissant de ses hanches, il la soulève aisément. Il ne leur faut guère plus de quelques secondes pour parcourir les quelques mètres qui les séparent de la salle de bain et se retrouver l’un face à l’autre dans la cabine de douche. Mais Sung Jin a perdu toute notion du temps ; les baisers désordonnés qu’ils échangent l’égarent toujours davantage. Il ne s’aperçoit pas que le drap fin a définitivement quitté sa taille, gisant désormais quelque part dans le salon. L’eau, d’abord glacée, qui jaillit du jet et frappe leurs corps embrasés ne diminue point ses ardeurs. Ses mains glissent sur les courbes de la jeune femme sous prétexte d’y appliquer consciencieusement du savon. Alors qu’il s’exécute avec un zèle exagéré, un sourire satisfait ourle ses lèvres. Une fois encore, il s’agit d’une nouvelle prise de possession ; après l’avoir marquée de ses ongles et dents, il la baigne de son odeur. Tous sauront qu’elle est à lui, rien qu’à lui.

« … mais tu veux bien que je te montre, non ? Que je te montre tout ce que j’aime chez toi. »

L’eau s’est réchauffée ; de toutes parts, se dégage de la buée. La moiteur accroît la langueur de vos gestes. Une fois encore, Sung Jin se tient à genoux devant Mo Nae. Il est là, dans sa position d’adorateur, prêt à lui témoigner toute sa dévotion. Ses lèvres embrassent doucement et précautionneusement l’os saillait de son bassin, puis effleurent chacune de ses côtes. Sa chevelure ébène ruisselle sur ses épaules ; divine et diaphane, on dirait une sirène. Le désir l’inonde et fait chavirer son cœur. Il coule, perdant pied dans ce tumultueux océan qui ne lavera jamais tous ses péchés.

« L’envie qui embrume ton regard, je l’aime. La façon dont ton nez se fronce, le rose timide qui colore tes joues, je les aime aussi. La crispation de tes lèvres quand tu veux t’empêcher de dire mon nom, tes muscles qui se contractent dès que je les embrasse, tout ton corps qui ploie quand je l’étreins… Tout. J’aime tout. »

Haletant, tu te tiens face à elle. Tu empoignes sa taille et ramènes ses hanches contre les tiennes. La volupté s’infiltre toujours plus s’infiltre dans sa chair et la gorge tant que ses gestes se font indolents, plus lents. Ils demeurent pourtant insistants, et Sung Jin plonge une ultime fois son regard dans le sien, désireux d’y lire la même chose que dans le sien. Il ne veut plus faire un avec elle. D’un mouvement fluide, il scelle enfin son corps au sien.

« J’aime… »

Mais la fin de sa phrase se perd dans le râle qu’il s’exhale. A travers la vitre où la vapeur s’est condensée, on distingue leurs deux formes qui mouvant l’une contre l’autre, l’une avec l’autre, se fondent en une seule. L’eau qui les martèle avec force fait un bruit d’enfer et noie leurs soupirs exaltés. Mais en tendant l’oreille, un murmure se précise.

« … Mo Nae. »
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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Sam 7 Jan - 11:55

Ses yeux clos, elle rêve. Allongé sur le lit défait par leurs ébats tumultueux, elle s’est recroquevillé contre lui, haletante. Elle s’agite légèrement au fil des secondes qui passent. Mo Nae est perdue dans les abimes de son inconscience, de ses rêves les plus profonds. Elle ne rêve pas, elle cauchemarde. Elle a peur, et sur son visage, ses traits se crispent étrangement. Elle fronce les sourcils. Elle resserre sa main sur l’avant-bras de Sung Jin qu’elle tenait avec délicatesse pendant tout son sommeil. Et puis des larmes cèdent sur ses joues et ses yeux s’entrouvrent doucement. Elle relève immédiatement son regard vers lui, comme pour savoir si il s’agissait d’un rêve, d’une illusion qu’elle se forçait à croire comme réel, mais il n’en est rien. Sa jambe droite s’est glissé au-dessus de celle de Sung Jin et ses bras entour le sien, ses ongles ont laissés la trace de leur passage sur ses avant-bras, ses épaules et dans son dos. Les lèvres de Mo Nae de posent doucement sur le rebord de son menton, elle se mord la lèvre inférieur et tente de mettre fin aux larmes se succédant malheureusement. Ce genre de rêve, de cauchemar, ils sont quotidiennement là, toujours à épier le moment où elle tombera de sommeil pour ensuite provoquer en elle un tumulte d’inquiétude et de frustration, de culpabilisation. A ses côtés git le corps de Sung Jin, peut-être endormi, elle ne saurait dire en fait, elle n’ose pas croiser son regard, de peur qu’il aperçoive ses pleurs, ses troubles. Elle déglutit doucement et referme les yeux, tentant de retrouver le sommeil, sans succès. Elle demeure ainsi pendant peut être une heure, elle n’ose pas vraiment bouger. Elle écoute juste la respiration saccadée de Sung Jin, elle écoute juste le flux de son sang bouillonné dans ses veines.

« Tu me rends tellement… »

Elle murmure doucement et ne fait pas attention si le garçon a les yeux clos ou ouverts. Elle ne les aperçoit pas, ses prunelles noirs, marrons écorces qu’elle aime tant, dans lesquels elle plonge facilement – elle s’y est laissé baigner un bout de temps avant de trouver le sommeil, et il a dû l’observer dormir, silencieux, sans brusquer l’étreinte de Mo Nae. Au contraire, elle eut remarqué l’audace avec laquelle il entoure de son bras ses épaules, la plaquant contre son torse, indéniablement. Et puis son menton, il s’est posé sur le haut de son crâne. Sung Jin est presque tournées vers elle et leurs jambes s’entremêlent, et ne désirent point quitter leur cocon délicieux. Elle s’est sans doute rendormie, mais les larmes sont toujours là. Les quelques sanglots qui agitent le corps de Mo Nae sont faibles et éparses dans un lapse de temps de cinq minutes. Elle se calme. Et puis cela recommence de plus belle, dix minutes plus tard. Mo Nae dort et se rendort. Elle a peur ; elle est terrifiée au fil des cauchemars qu’elle s’emploie à multiplier en fermant simplement les yeux. Elle tremble enfin entre les doigts de Sung Jin, et une pression sur son épaule lui montre qu’il est réveillé, qu’il l’écoute pleurer, qu’il l’entend.

« Pardonne moi. Pardonne moi de ne pas être Mi Rae. Pardonne moi d’être juste un tas de ferraille qui te sert d’encas. Pardonne moi… »

Avec tous ses innombrables cauchemars, elle ne sait plus vraiment ce qu’elle pense, ce qu’elle ressent. Mo Nae est perdu dans la roue infernale dans laquelle on l’a emmené peu à peu. Son coeur bat à tout rompe, à l’unisson de celui de Sung Jin, et ses doigts glissent sur son torse, redessinant brièvement les courbures de ses abdos, silencieuse. Des petits cercles circulaires se dessinent dans son cou, Mo Nae est distrait, Mo Nae réfléchit, et son regard finit par chercher celui de Sung Jin, avant d’enfouir son visage dans son cou et resserrer son étreinte, peureuse de tant d’animosité venant de ses propres rêves. Elle déglutit. Et ses larmes se sèchent doucement, car ses lèvres longent déjà sa jugulaire pour venir capturer un doux baiser sur les lèvres sucrées de Sung Jin.

« J’ai… Je devrais rentrer, ne ? Ce n’est pas bien. Ils vont s’inquiété, tas de ferraille ou pas. Je… Sung Jin… »

Elle bégaye. Elle tremble sous ses doigts, et ses jambes se glissent autour de son bassin, comme pour se montrer qu’il lui appartiendra à n’importe quel moment de sa vie. Mais elle sait, au fond, il y a toujours Mi Rae, et elle n’est pas celle qu’il désire au plus haut point. Ses doigts s’attardent à effleurer la peau de son visage, et son regard a trouvé réconfort dans celui de Sung Jin, inquiet, et perdu. Mais Mo Nae ne peut pas vraiment lui dire, n’es-ce pas ? elle ne peut lui dire qui elle est vraiment, ce qu’elle est vraiment, et que Mi Rae est vivante. Il ne l’a croirait pas. Il l’a rejetterait, sans doute. Ou peut-être, par énervement, il recommencerait à titiller le plaisir de Mo Nae, pour lui montrer à quel point elle est soumise à sa supériorité d’humain. La véhémence dont faisait preuve Sung Jin ce matin-là n’est plus, et fait place à une douceur incomparable. Leurs mouvements de bassins dans la douche, elle s’en rappelle brièvement. Mo Nae était bien trop occupé à redessiner de ses doigts fins la courbure de ses omoplates, à s’accrocher à lui, du mieux qu’elle pouvait, tentant de ne pas supplier d’un gémissement de continuer ce qu’il entreprenait. Mo Nae était bien occupé à l’admirer, corps et âme, s’affairer à lui montrer son amour. Un léger sourire se dessine sur les lèvres de Mo Nae, et une larme coule sur sa joue.

« Je suis désolée… Je… Je t’aime... tellement. »

Malheureusement, Mo Nae est bien trop amoureuse pour ne pas avoir peur, ne pas avoir mal.


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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Sam 21 Jan - 20:23

« Tu vois bien que dormir, cela n’en valait pas la peine. On aurait pu employer notre temps de manière plus agréable… T’as insisté, et regarde dans quel état tu es maintenant.»

Combien d’heures se sont-elles écoulées depuis leur dernière étreinte ? Une, deux. Trois peut-être. Ou quatre. Sung Jin a vite perdu le compte. Etendu aux côtés de Mo Nae, il s’est laissé gagner par une étourdissante torpeur. Celle-ci a glissé sur son corps et sur son âme, détendant, apaisant tout. Pour la première fois depuis des semaines, il peut dormir tout son saoul. D’ordinaire, c’est toujours le même songe qui vient le hanter : derrière ses paupières closes et alourdies, le jeune homme se voit souvent dans l’obscurité, vacillant au bord de ce gouffre sans fond qui menace de le happer. Ce soir-là, point de gouffre, point d’obscurité. Ses bras enserrent la fine taille de l’automate ; de temps en temps, ils accentuent la pression qu’ils y exercent – sans violence toutefois, cherchant seulement à s’assurer qu’elle est là, bel et bien là. Cette atmosphère chargée de douceur et de tendresse ne s’éternise cependant pas. L’angoisse s’y insinue et infeste bientôt tout l’air. Les mains de Mo Nae se crispent sur sa peau. Ses yeux s’ouvrent, papillonnent, oscillant entre rêve et réalité.

« Je savais que les filles sont d’humeur lunatique et versatile, mais toi… toi, tu l’es particulièrement, mon ange. Tu serais presque effrayant si tu n’étais pas aussi jolie. »

Il s’assied lentement et passe par réflexe un bras autour de ses épaules agitées par les sanglots. Sa main tapote maladroitement son dos, mais cela s’avère bien vain. Ses pleurs ne tarissent pas et coulent à flot sur son torse dénudé. Il ne s’en formalise pourtant pas. Son aversion pour les larmes et autres effusions ne s’est pas miraculeusement estompée, mais une sourde et surprenante inquiétude la met en sourdine et en contient les effets. Sung Jin ne comprend pas, ne comprend plus. Tout allait jusque là si bien. Il pensait l’avoir suffisamment rassurée… tant ses mots que par ses baisers. Mais une fois encore, ce n’est pas assez. A la compassion, se mêle donc désormais une pointe d’irritation. Sous le coup de la confusion, les sourcils du jeune homme se froncent. Ses doigts qui jusque ‘alors s’employaient à dégager le front de Mo Nae de quelques mèches rebelles se figent et se saisissent de son menton, la forçant à le regarder, yeux dans les yeux, front contre front.

« Puis-je savoir ce qui me vaut cette petite crise de jalousie et d’autoflagellation ? Il ne me semble pas t’avoir adressé le moindre reprcohe. Et, j’ai encore moins manifesté ne serait-ce qu’une once d’insatisfaction. Bien au contraire, n’est-ce pas ? »

Un soupir lui échappe, alors que son étreinte descend au niveau de sa taille. Sa main libre joue avec les draps froissés sur lesquels ils se trouvaient étendus jusque là. Par ce geste un peu arbitraire et sans grande raison d’être, le jeune homme cherche seulement à reprendre contenance et à mettre un peu d’ordre dans ses idées. Il ignore celle qui de sa sollicitude ou de sa colère est la plus forte. Dans tous les cas, les deux émotions contradictoires font osciller son ton entre paroles se voulant apaisantes et remarques incisives. En temps normal, il ne se consacrerait qu’à ces dernières. Mas le souvenir des heures passées et du bonheur partagé parviennent toujours à le faire se radoucir. C’est pour quoi il reprend après une longue inspiration :

« Pourquoi est-ce que tu voudrais être Mi Rae ? On a déjà mis ce point au clair, n’est-ce pas ? Celle que j’ai pris dans mes bras, celle que j’ai gardé auprès de moi toute la nuit… c’est toi. Mo Nae – Nahm Mo Nae. La seule et unique Mo Nae. Tu voudrais laisser la place à une autre, c’est cela ? »

Un sourire narquois ourle ses lèvres, alors que celles-ci déposent déjà un baiser au creux de son cou avant de remonter jusqu’à la jointure de sa mâchoire. Ses doigts reviennent jouer dans sa chevelure. Celle-ci est encore humide, rappelant la moiteur d’un peu plus tôt. Le parfum qui émane de sa peau, son parfum à lui, renvoie au même souvenir et souligne une fois encore qu’elle lui appartient. Alors qu’il se remémore toutes ces choses, il se rassérène et poursuit :

« Tu ne peux pas remplacer Mi Rae. Tu ne dois pas la remplacer. »

Avec une infinie douceur qui le désarçonne encore, il fait basculer sur le matelas leurs deux corps enlacés. Ils se retrouvent chacun allongé sur le côté, face à face. Ses caresses font preuve d’une affection peu ordinaire. Les mots qu’il prononce dans un simple murmure font écho à cette tendresse inhabituelle :

« Mais tant mieux, non ? Cela signifie que tu peux toujours la surpasser. »
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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Dim 22 Jan - 19:57

Allongé sur le côté, elle l’observe de haut en bas, redessinant chaque courbe de son torse, de son menton, de son nez, elle y admire une pointe de différence sur le visage de Sung Jin, elle y découvre de la tendresse, alors qu’elle pensait y trouver un visage sombre et sans expression, visage indélébile qu’elle a toujours eu coutume d’observer sans sourire, sans en apprécier la contemplation. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres tandis que sa main vient déposer son index sur le haut du nez de Sung Jin et le redessine du bout du doigt avant d’effleurer ses lèvres légèrement. Silencieuse depuis une dizaine de minutes, elle ne fait que le contempler et écouter ses paroles « bienveillantes ». Celles-ci raisonnent dans l’esprit de la jeune femme comme on répéterait un milliard de fois à une petite fille de bien écouté les conseils de sa grand-mère. Elle échappe un léger rire nerveux et ses doigts viennent glisser dans le cou de Sung Jin. Ses yeux à lui sont clos. Elle ne saurait dire s’il dort, ou s’il fait juste semblant, se délectant des caresses soudaines de la jeune femme sur sa peau frissonnante. C’est la première fois qu’elle l’aperçoit apaisé. C’est la première fois qu’elle le contemple de si près. Son souffle chaud se mêle à celui de Sung Jin, lent, doux et régulier. Les doigts de sa main gauche sont enfouis dans la main refermée de Sung Jin. Peut-être s’est-il vraiment apaisé alors qu’il caressait la chevelure de la jeune femme dix minutes plus tôt, tentant de calmer les sanglots qui secouaient ses épaules bruyamment. Elle se mord la lèvre instinctivement et resserre ses jambes emmêlées dans celles de Sung Jin, se rapprochant étroitement de son corps comme pour récupérer la chaleur émanant du corps du jeune homme.

« Ne, tu dors pas. Je ne suis pas bête, j’écoute ta respiration depuis que je me suis calmé et tu ne dors pas. »

Ce n’est pas comme-ci elle a l’habitude d’écouter la respiration d’une dizaine de personnes, de garçons pour qu’elle puisse en conclure qu’il fait semblant de dormir pour être aux petits soins des doigts joueurs de la demoiselle. Elle fronce les sourcils et pince son nez en échappant un léger rire, cristallin. Ses bras finissent par entourer le cou de Sung Jin et son front s’accoler à celui du garçon. Elle inspire profondément une bouffée d’air, l’arrête de son nez collé à celle de Sung Jin. Mo Nae n’a jamais ressenti pareille nervosité à l’idée de l’embrasser dans son « sommeil ». Mo Nae n’a jamais ressenti pareille trouble que de vouloir partir mais être contrainte à ne pas écouter la moindre de ses pensées raisonnables normalement constitués de logique. Mo Nae ne sera certainement jamais comme Mi Rae, a tout point de vue, mais le simple fait de penser qu’il puisse éventuellement la laisser tomber pour Mi Rae, si celle-ci revenait à la charge dans sa vie, elle en pleurerait, elle en mourrait. Mo Nae se sent dépendante de Sung Jin, en cette douce matinée. Il doit éventuellement être près de cinq heures du matin quand elle lève le regard vers le réveil derrière le garçon. C’est pour cette raison qu’elle décide enfin de déposer ses douces lèvres sur celles de Sung Jin, dans un baiser tendre et étrangement délicieux, plus délicieux encore que leurs baisers fiévreux et passionnés échangés pendant un long temps lors de la « journée précédente ». S’annonce alors le temps de le quitter, mais elle semble pourtant incapable d’y céder, incapable de s’y résoudre. Elle resserre ses jambes autour des siennes et se retrouve par la même occasion au-dessus de lui, caressant ses abdos de ses doigts fins, redessinant sa clavicule de ses lèvres charnues et roses par l’adrénaline qui l’a poussé encore à se jeter sur lui pour y dévorer sa peau parsemé de son odeur, à elle, et non celle de Mi Rae.

« Tu sais que t’es vraiment le pire des tortionnaires ? Je savais que tu ne dormais pas. Je sa-vais. T’es nul, nul. T’es un imbécile, crétin, et tu mérites même pas que je t’embrasse encore, mais j’suis pas Mi Rae ne ? Alors je ne te blesserais pas. Alors je ne te laisserais pas. Alors je suis incapable de partir dans quatre heures. Vraiment… incapable. »

Faible petite chose, elle se laisse retomber sur son torse violemment, tel une pierre retombant nonchalamment sur le sol dur. Elle échappe nouveau rire, toujours aussi léger, toujours aussi cristalline, tandis que ses lèvres se dérobent sur la peau de son torse, descendant vers le bas ventre du garçon. Elle tente bel et bien de se venger lors de ses dernières heures qu’il lui reste à partager en compagnie du garçon. C’est pour cette raison qu’elle commence son ascension vers l’interdit, ses lèvres dégustant avec ferveur chaque parcelle du corps de Sung Jin, s’arrêtant à quelques centimètres de ce qu’elle n’ose pas pour autant regarder. Elle préfère sonder le regard de Sung Jin, taquine, avant de se lever d’un bond et filer dans la salle de bain se vêtir un peu plus chaudement d’un pull appartenant au garçon. Revenant ainsi dans la chambre, elle le contemple toujours allongé, presque encore ébahi par tant de taquinerie venant de la jeune femme. Mo Nae attrape sa main et le tire vers elle pour qu’il se lève.

« Lee Sung Jin, on ne fait plus de bêtises à partir de maintenant. Je veux profiter pleinement de mes quatre dernières heures ici, alors… évitons ce genre de choses. Pis, il me semble que t’as eu ta dose. Et… et pardon pour… cette nuit… je… »

Troublé par le regard de Sung Jin qu’elle trouve en admirant le plafond, tout en parlant, elle se mord la lèvre et se rappelle bel et bien des sanglots qui l’ont agités ainsi que des remords et des peurs qui ont troublés son sommeil, une énième fois, une énième nuit, et pourtant il était là, dans ses bras, elle n’aurait pas dû craindre de perdre ainsi face à un fantôme bloqué sur un lit d’hôpital, ne pouvant marcher, parler ou prouver à Sung Jin qu’elle lui appartient. Mo Nae se fait bien trop de sang pour rien, mais peut-être n’a-t-elle juste pas tort de croire qu’un jour il se retournera vers celle qu’il a toujours aimé. Mo Nae sait à quel point Mi Rae tenait dans son corps. Mo Nae a peur, tellement peur. Ses doigts glissent dans sa chevelure, ses bras entourant son cou, un léger sourire, presque grimaçant, s’inscrit sur ses lèvres.

« Erm. J’ai… juste fait…. Un énième cauchemar. Tu… Ne, Sung Jin ? Tu seras toujours… toujours là ? Je veux dire, je suis rien pour toi ; juste une conserve à utiliser à bonne escient. Ca me convient parfaitement, si… si je peux t’être utile. C’est ça que j’ai dis quand on a commencé, naon ? Alors… alors autant continuer. »

Terminant sa phrase dans un soupir, elle lâche toute prise sur son corps et recule doucement. Au fond d’elle ce n’était pas ce qu’elle voulait dire. Loin de là, quelque chose d’autre trame dans sa tête, dans son esprit, et l’androïde bêta s’avère ressentir beaucoup plus à l’égard du garçon. A quelques mètres, elle chuchote, agrippant le pull qu’elle a enfilé, humant l’odeur de Sung Jin à travers celui-ci.

« Pourquoi j’ai la sensation de t’aimer… »


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MessageSujet: Re: (-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin. Aujourd'hui à 12:46

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(-16oupas XP) nevermind i'll find someone like you ☪ sungjin.

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