Let me be your everlasting light ❥ sungjin.

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I'M The Heartless
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MessageSujet: Let me be your everlasting light ❥ sungjin. Ven 6 Jan - 23:22

Quatorze secondes qu’elle a entendu les informations à la télévision. Deux secondes qu’elle a éteint l’écran télévisé, se retrouvant ainsi dans une pénombre continuelle et dans un silence pesant. Enfoui dans la couette épaisse qui borde son lit deux places, elle s’enfonce un peu plus dans ces draps et repose sa tête contre son oreiller. Mo Nae se rendors paisiblement dans un sommeil réparateur, agité par de nombreux cauchemars tous aussi présents, tous aussi réels, tous aussi étranges et néfastes pour l’état d’esprit de la jeune femme. Elle rêve sans arrêt de la même chose. Le corps de Sung Jin hante ses rêves et puis le visage meurtri, froissé, brisé de Mi Rae qui les voit déambulés l’un contre l’autre avant que Mo Nae ne l’a regardé horrifié, brandir sa main transperçant vers sa joue petite et frêle, rosâtre, rougit par la honte et la force de ses baisers échangés avec le garçon. Mo Nae tente tant bien que de mal de se faire une raison, cela fait une semaine qu’elle ne répond à aucun des messages de Sung Jin, et pour cause, leur dernière nuit partagé, s’est avérée perturbante dans l’esprit, dans l’être que Mo Nae est. Elle tremble. Elle frissonne encore de plaisir, elle aimerait l’appeler et lui demander de venir. Elle aimerait l’appeler et lui demander pourquoi il fait ça ? pourquoi il lui inflige ce supplice intérieur qui tourmente particulièrement la jeune femme ? Ses caresses. Ses baisers. Fiévreux. Passionné. Il est douloureux pour la jeune femme d’ignorer ses appels, ses messages vocaux laissés en nombre de dix en une seule et unique heure. S’inquiète-t-il finalement de l’état de Mo Nae, de cette douleur affligeante qu’il a provoqué en elle, sans vraiment savoir pourquoi elle a fui aussi rapidement ce matin-là ? Le problème c’est que Mo Nae a aimé, adoré – elle s’est extasié de ses caresses, de cette douceur qui émanait de Sung Jin l’autre jour où ils passèrent des heures à se taquiner, à augmenter leur plaisir et à coucher ensemble, une fois, deux fois, peut-être trois, Mo Nae ne semble pas avoir compter. Elle sait juste qu’elle a frissonné, à chaque fois, trop de fois. Frissonné de plaisir, soumise aux lèvres de Sung Jin se baladant sur chaque parcelle de son corps, soumise à sa langue qui se balade auprès du tissu qui dévoile son intimité, soumise à ses doigts chauds, réchauffant, brûlants tels qu’un effleurement provoquerait d’irrémédiable soubresauts dans sa poitrine, son visage s’enfouit de plus belle dans l’oreiller et elle tente d’oublier, de chasser ses images incessantes de son esprit. Comment pourrait-elle les chasser si elle ne mets pas le doigt sur le problème qui la rend si vulnérable au regard du seul homme avec qui elle eut pu partager plus que du sexe sans raison. Mo Nae l’aime. Et elle a peur de l’aimer encore plus que maintenant. Quand elle pense à lui, elle frissonne. Quand son nom est prononcé dans une conversation, son regard s’illumine. Et puis quand il est là, elle perds ses moyens et se laisse retomber, telle une petite fille affaiblie. Elle frappe l’oreiller de ses poings et puis finalement se redresse. Elle ne supporte pas l’éloignement. Elle ne supporte plus de ne plus l’avoir à ses côtés, de ne plus ressentir son souffle dans son cou et sur sa peau. Mo Nae semble presque accro à la présence de Sung Jin, mais elle tint bon. Ses doigts frôlent le clavier de son portable et puis elle se lève et décide de prendre une douche pour s’occuper l’esprit à autre chose. Mais en aucun cas cette solution fut la bonne. Comme-ci il était possible qu’elle oublie leurs ébats sous l’eau brûlante qui coulaient entre leurs corps étroitement liés. Elle grimace en sortant de la douche et elle s’habille. Seule dans la maison immense, elle se retrouve à arpenter chaque recoin de chaque pièce, à la recherche d’une quelconque activité. Depuis qu’elle ne lui répond plus, elle a décidé de prendre des vacances avec la chaine télévisée. Elle a prétexté une grippe, ou un rouage défectueux, un voyage d’affaires ou même un mort dans la famille. Mo Nae est bonne comédienne, elle sait comment s’y prendre pour qu’on l’a laisse tranquille pendant une semaine ou peut-être deux. Ce dont elle a besoin c’est surtout de temps, pour réfléchir à la situation, et malgré tout, à Sung Jin, et elle. C’est ça qui la tracasse le plus au monde. C’est ça qui la tourmente à un point de ne plus dormir et faire des nuits blanches se renouvelant chaque nuit durant. Les cernes qui d’apparent n’apparaissent même pas sous les yeux de la jeune femme, sont creuses, noirs, bleuâtres, comme-ci on l’a frappé. Soupirant, elle s’efforce de masquer le dévolu de ses nuits blanches avec du fond de teint et quelque peu de maquillage. Et puis finalement, vers midi, la sonnette retentit. Elle ne fait pas attention à qui cela puisse être et Mo Nae ouvre. Elle n’aurait sans doute pas du. Elle aurait facilement refermé la porte au nez de Sung Jin, mais elle est incapable de lui faire ça. Son regard à croiser le sien et un sourire s’est dessiné directement sur ses lèvres charnues. Mo Nae voulait réfléchir. Mo Nae voulait oublier. Mais le voilà sur le pas de sa porte, presque soulagé de voir qu’elle va bien, son regard attendri par le minois de la jeune femme. Contre son gré, Mo Nae se jette à son cou. Contre son gré, ses bras s’accrochent à lui et elle se met sur la pointe des pieds pour l’embrasser sur la joue. Les doigts de Sung Jin glissent dans son dos, elle les sent. Et elle recule en refermant la porte avec vivacité, l’accolant directement contre celle-ci, ses lèvres se scellant contre les siennes avec violence.

« Yaah. A cause de toi, je retombe dans tes filets. Je m’étais promise de ne plus être faible, t’es mesquin et … et trop… »

Sa phrase inachevée, elle se détache de lui, haletante, essayant tant bien que de mal de canaliser ses forces, son énergie, et son désir de l’avoir tout à elle. Car depuis qu’ils eurent partagés avec autant de conviction et de passion les derniers moments récents, elle n’est plus pareille, elle n’agit plus de la même façon avec lui comme avec n’importe qui. Mo Nae se sent libre. Mo Nae se sent pousser des ailes. Au fond d’elle git un amour incommensurable, impossible à mesurer ; elle est folle ; folle d’amour pour Sung Jin et elle ne s’en rend compte que peu rapidement – en fait, ça l’effraie tellement qu’elle n’ose y penser de manière objective. Elle se laisse tenter en glissant sa main dans celle de Sung Jin et puis ses doigts courent sur sa joue, un sourire aux lèvres.

« J’aurais dû… répondre. Pardonne-moi. C’est juste… Je voulais comprendre pourquoi… Pourquoi tu… Erm. Rien. »

Tellement perturbé, tellement faible, elle n’ose dire ce qui la tracasse. Elle a peur. De briser son amour. De briser ce qu’elle ressent. De briser son amitié avec Mi Rae. De briser tout ce qui l’entoure. Et de le perdre.


je suis dieu.
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MessageSujet: Re: Let me be your everlasting light ❥ sungjin. Mar 21 Fév - 11:40

La première fois qu’il est tombé sur son répondeur, Sung Jin se dit qu’étourdie comme elle est, Mo Nae a sans doute égaré son téléphone. Elle ne l’a sans doute toujours pas retrouvé au moment où il décide de la joindre à nouveau. Mais se succèdent un troisième, un quatrième, puis un septième, une douzième essai. Toujours pas de réponse. L’irritation monte, les sourcils du jeune homme se froncent, et son front plissé ne se déride pas. Les appels manqués s’accumulent, et à force de tomber dessus, il commence à connaître par cœur le message enregistré qui se déclenche automatiquement lorsqu’il est redirigé vers sa boîte vocale. « Bonjour, je ne suis pas disponible pour l’instant. Veuillez laisser un message ou rappeler plus tard. » Le pire dans l’histoire, c’est qu’il lui obéit. Il laisse un message. Puis rappelle plus tard ? Matin, midi et soir. Sans succès. Les jours passent sans que Mademoiselle daigne donner signe de vie. Mercredi, ravalant son orgueil, Sung Jin s’est même rendu sur le plateau de tournage où elle était censée filmer une scène. Mais là-bas aussi, l’automate manquait à l’appel. A l’énervement initial, s’est alors mêlé une sourde inquiétude. Jusqu’à ce jour, Mo Nae s’est toujours comportée en employée modèle, d’un sérieux et d’une assiduité exemplaires. Peut-être est-ce un rhume qui la garde au lit. Mais un robot, cela ne prend pas froid, n’est-ce pas ? Il n’y a que la rouille, et non les microbes, pour s’attaque à la ferraille. Du moins, est-ce ce qu’il croit. L’incertitude augmente cependant son désarroi. Elle le pousse même quatre fois devant chez elle sans que jamais, il ose sonner à la porte. Il se sent ridicule, là, à tant se soucier d’une simple machine. Le soir, quand il est seul face à ses peurs, il ne peut pas le supporter. Agacé d’y trop penser, il fuit en avant. Les soirées arrosées et les filles à son bras s’enchaînent à une vitesse vertgineuse.

« Elle est là ? »
« Sung Jin-ah… Mon mari et moi, nous en avons discuté. On ne pense pas que cela soit sain que vous passiez trop de temps ensemble. Ce n’est bon ni pour toi, ni pour elle. Ni même pour Mi Rae. Il vaut mieux que… »
« Elle est là. Je veux la voir. »
« Mais… »

Deux semaines se sont écoulées sans nouvelle d’elle ; Mais ni l’alcool, ni les draps d’une autre qu’elle ne sont parvenus à tromper son ennui. Alors, ce soir, plutôt que de rester tel un benêt devant sa porte, il frappe. On le laisse attendre sur le seuil, lui barrant cependant l’entrée du hall. Une minute, puis deux, puis trois. Puis huit. Les secondes qui s’agrainent avec lenteur ajoutent à son agacement. Mais deux bras se referment autour de ses épaules, un parfum familier parvient à ses narines, et déjà, il respire mieux. Son dos raide s’assouplit, sa mine renfrognée se détend. Une telle faiblesse ne lui ressemble guère. Mais en cet instant, le jeune homme éprouve soudain tant de soulagement qu’il se sent prêt à tout pardonner. Mais le laisser paraître, ce serait trop lui demander.

« Si je t’ai tant manqué, je peux savoir pourquoi tu jouais au fantôme ? Tu te rends compte qu’à la chaîne, tout le monde te cherche ? Ils ont tourné les scènes où tu ne figures pas, mais ça ne va pas durer. Imagine qu’ils veuillent te remplacer. Il y en a des milliers d’autres qui veulent ta place. T’es vraiment qu’une inconsciente. »

Honnêtement, la carrière de la jeune femme lui importe peu. En fait, Sung Jin s’en contrefiche. Mais aligner ces phrases inutiles, ces reproches sans conséquence lui permettent de masquer la pointe d’embarras qui naît au creux de son ventre. En la trouvant si heureuse de le revoir, il s’en voudrait presque pour toutes ces nuits où il a cherché en vain à l’oublier. Ses bras enlacent alors plus étroitement encore sa taille, et il va nicher son visage au creux de son cou. Là encore, il retrouve cette odeur qui sait si bien l’enivrer. A de nombreuses reprises déjà, Mo Nae en a embaumé ses couvertures froissées. Pour le jeune homme, cette fragrance évoque une inépuisable sensualité et des délices sans fin. Et ses lèvres qui embrassent la peau tiède de sa nuque prouvent assez cette insatiable envie qu’il a d’y goûter encore et encore. Trop occupé à savourer, il reste d’ailleurs de longs instants sans parler. Ses mains, se perdant en caresses expressives et suggestives, suppléent cependant aisément à ce silence ; elles s’insinuent avec avidité et curiosité sous le pull de la jeune femme. Sur la chute de ses reins, il trace de petits cercles. Ce contact lui a manqué plus qu’il ne l’aurait pensé et plus qu’il ne l’avouera jamais. Il ne se savait pas si dépendant. Il y a quelques mois encore. Il pouvait rester des semaines entières sans même lui parler. Il savait qu’à chaque fois, il l’avait assez contentée pour qu’elle revienne toujours d’elle-même lui en redemander. C’était présomptueux de sa part, mais tellement vrai, n’est-ce pas ?

« Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Pourquoi tu boudais ? La dernière fois… cela t’a trop fatiguée, mon ange ? »

Un sourire taquin joue sur ses lèvres charnues ; son air amusé gagne en intensité. Plus il se souvient, plus il est heureux de la retrouver. Etrangement heureux de la retrouver.
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